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Politique

L’Université libre de Bruxelles valide le parrainage de Rima Hassan par une promotion étudiante

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Une décision qui cristallise les tensions autour de la figure controversée de l’eurodéputée, entre soutien à la cause palestinienne et accusations de complaisance envers le Hamas.

L’Université libre de Bruxelles a entériné la volonté d’une promotion d’étudiants en droit de prendre le nom de Rima Hassan, eurodéputée franco-palestinienne. Cette initiative, portée par les élèves eux-mêmes, a provoqué une vive controverse au-delà des frontières belges, opposant partisans et détracteurs de la personnalité politique.

Le doyen de la faculté, Pierre Klein, a justifié cette validation en soulignant que le choix revenait légitimement aux étudiants. Il a estimé que cette démarche traduisait leur souhait de s’engager symboliquement face aux événements à Gaza, ajoutant que l’institution se devait de respecter leur décision.

De son côté, Rima Hassan s’est dite honorée par ce geste et a remercié, sur les réseaux sociaux, ceux qui ont résisté à ce qu’elle qualifie d’acharnement médiatique et politique. La jeune femme de 33 ans, engagée de longue date sur la question palestinienne, fait l’objet de vives critiques. Elle est notamment accusée par certains de ne pas avoir condamné le Hamas et fait l’objet d’une enquête judiciaire en France pour apologie du terrorisme.

Plusieurs personnalités françaises, dont Arno Klarsfeld, Bernard Kouchner et Luc Ferry, avaient appelé l’université à rejeter cette proposition dans une tribune publiée dans la presse belge, dénonçant un « aveuglement tragique ». Le débat a également été relayé sur la scène politique belge, où des voix s’élèvent pour critiquer une décision perçue comme une victoire de l’extrême gauche.

À l’inverse, de nombreux étudiants défendent cette initiative, y voyant un hommage courageux et un symbole de résistance pour le droit international. Une étudiante de la promotion concernée a notamment expliqué, dans une vidéo largement partagée, qu’il s’agissait d’une manière de rompre le silence autour de la situation à Gaza.

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