Économie
L’ultimatum de Washington à Téhéran, prélude à une escalade dévastatrice
Le président américain a fixé un délai à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, assorti de la menace d’une destruction des infrastructures énergétiques et de représailles massives. Les pourparlers de trêve butent sur le refus des deux camps.
La Maison Blanche a adressé un avertissement sans précédent aux autorités iraniennes. Le locataire de la Maison Blanche a déclaré que les États-Unis étaient en mesure d’anéantir l’ensemble du réseau énergétique et des ouvrages d’art du pays en quelques heures, et a évoqué la possibilité d’une destruction totale de l’État. Cette déclaration intervient alors qu’un délai a été imposé à Téhéran pour lever le blocus présumé du détroit d’Ormuz, une artère cruciale pour les exportations mondiales d’hydrocarbures. Le non-respect de cet ultimatum entraînerait, selon Washington, des frappes immédiates.
Ces déclarations ont été fermement condamnées par plusieurs capitales européennes, qui rappellent le caractère illégal des attaques contre des biens civils essentiels. La position américaine se fonde sur l’accusation selon laquelle le régime iranien poursuivrait un programme d’armement nucléaire et réprimerait violemment sa population. Parallèlement, les efforts diplomatiques en vue d’une suspension des hostilités semblent dans l’impasse. Des propositions de cessez-le-feu, portées par des intermédiaires régionaux, ont été rejetées aussi bien par Washington que par Téhéran. Ce dernier affirme que les opérations militaires se poursuivront aussi longtemps que nécessaire.
Sur le terrain, les frappes se sont intensifiées. Des installations pétrochimiques majeures en territoire iranien ont été touchées, provoquant d’importants dégâts matériels. L’armée iranienne a promis des représailles d’une ampleur inédite si les attaques contre ses infrastructures civiles persistaient. Le conflit a également coûté la vie à un haut responsable des services de renseignement iraniens, dont la disparition a été saluée par le guide suprême. Les Gardiens de la Révolution ont annoncé préparer des mesures restrictives pour la navigation dans le détroit d’Ormuz, visant spécifiquement les navires américains et israéliens.
Les hostilités s’étendent bien au-delà du théâtre principal. Le Koweït a signalé des attaques par missiles et drones ayant fait des blessés. En Israël, des victimes ont été retrouvées sous les décombres d’un bâtiment. Les combats se poursuivent également sur le front libanais, où les frappes aériennes ont causé de nouvelles destructions et alourdi un bilan humain déjà très lourd. Par ailleurs, des groupes armés régionaux alliés à l’Iran ont revendiqué des tirs de projectiles vers le territoire israélien. Cette escalade multidirectionnelle illustre la complexité et la dangerosité d’un conflit dont la résolution politique paraît plus éloignée que jamais.
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