Monde
L’ultimatum américain à Téhéran fixe un délai de dix jours
Le président américain a annoncé un bref délai pour décider de la poursuite des négociations avec la République islamique, dans un contexte de fortes tensions régionales.
Donald Trump a indiqué disposer d’une dizaine de jours pour déterminer si un accord avec l’Iran était envisageable, laissant planer la menace de conséquences sérieuses en cas d’échec. Cette déclaration intervient alors que les deux pays, engagés dans un dialogue renoué début février après plusieurs mois de rupture, peinent à trouver un terrain d’entente. Les discussions, facilitées par le sultanat d’Oman, butent sur des divergences fondamentales quant à leur périmètre.
Washington exige que tout règlement intègre non seulement le dossier nucléaire, mais aussi le programme de missiles balistiques iraniens et le soutien de Téhéran à des groupes armés dans la région. L’Iran, pour sa part, affirme vouloir cantonner les pourparlers à la question atomique et conditionne tout accord à la levée des sanctions économiques qui le frappent. Le pays réaffirme son droit à poursuivre un enrichissement d’uranium à des fins civiles, sous le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique.
La situation est marquée par une escalade militaire palpable. Les États-Unis ont renforcé leur dispositif dans le golfe Persique, tandis que l’Iran a conduit récemment des manœuvres navales conjointes avec la Russie. La porte-parole de la Maison Blanche a évoqué l’existence d’arguments en faveur d’une action militaire, sans que la décision finale ne soit prise. Des médias américains ont fait état de plans d’intervention potentiels, allant jusqu’à évoquer des frappes ciblées contre des figures dirigeantes iraniennes.
Allié indéfectible des États-Unis, Israël a de son côté averti qu’une attaque iranienne provoquerait une réponse d’une ampleur inédite. Face à cette montée des périls, plusieurs capitales, dont Paris et Moscou, ont appelé à la retenue et prôné la voie diplomatique comme seule issue durable. Le chef de la diplomatie iranienne s’est entretenu avec le directeur général de l’AIEA, lequel a réitéré la disponibilité de l’agence à accompagner le processus. Le président iranien a pour sa part assuré ne pas rechercher le conflit, tout en se disant déterminé à ne pas plier sous la pression extérieure. Les prochains jours seront décisifs pour l’avenir de ces négociations hautement sensibles.
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