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Lula face aux climatosceptiques en terre amazonienne

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Le président brésilien a ouvert la COP30 par un appel vigoureux à l’action multilatérale, dénonçant ceux qui nient la réalité du changement climatique, tandis que les États-Unis brillent par leur absence historique.

L’ouverture de la trentième conférence des Nations unies sur le climat s’est déroulée ce lundi à Belém, au cœur de l’Amazonie brésilienne, dans un contexte international particulièrement tendu. Le président Luiz Inacio Lula da Silva a lancé un vibrant plaidoyer pour le multilatéralisme, soulignant l’urgence de contrer les discours qui minimisent l’ampleur de la crise environnementale. Il a insisté sur le fait que les investissements climatiques représentent un coût bien inférieur à celui des conflits armés, tout en appelant à accélérer la cadence des actions entreprises.

Le chef de l’ONU Climat, Simon Stiell, a pour sa part exhorté les participants à privilégier les solutions concrètes aux lamentations. Il a réclamé des engagements renforcés pour abandonner progressivement les énergies fossiles, développer les énergies renouvelables et honorer les promesses financières faites aux nations les plus vulnérables. Selon lui, retarder ces mesures devient insensé alors que des sécheresses extrêmes compromettent déjà les récoltes et provoquent une flambée des prix alimentaires.

Les observateurs pointent du doigt le climat géopolitique particulièrement délétère entourant cette édition, marquée par le retrait sans précédent des États-Unis. Cette absence intervient alors que le front des pays producteurs de pétrole a regagné en influence depuis l’appel timide à une transition énergétique lancé lors de la COP28. Parallèlement, un groupe d’États insulaires tente de faire inscrire à l’agenda la reconnaissance collective de l’échec à maintenir l’objectif de 1,5°C, considéré comme une question de survie pour leurs populations.

Les discussions les plus sensibles, notamment celles concernant la taxe carbone européenne et les mesures commerciales unilatérales, ont été reportées à mercredi, évitant ainsi d’assombrir les premiers jours de négociations. Les regards se tournent désormais vers la feuille de route sur les énergies fossiles que le Brésil s’est engagé à préciser dans les prochains jours. Malgré une préparation diplomatique minutieuse, l’organisation logistique du sommet a révélé certaines lacunes, avec des installations encore inachevées au moment de l’ouverture officielle.

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