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Lourde condamnation pour l’épouse et le fils de l’ancien président gabonais

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Un tribunal spécial a prononcé une peine de vingt ans de réclusion criminelle contre Sylvia et Noureddin Bongo, reconnus coupables de multiples malversations financières impliquant des milliards.

L’épouse et le fils de l’ancien chef de l’État gabonais Ali Bongo ont été condamnés par contumace à vingt années d’emprisonnement pour des faits de détournement de fonds publics et de blanchiment de capitaux. Le jugement rendu par la cour criminelle spécialisée fait suite à deux jours d’audience durant lesquels ont été exposés les mécanismes d’un vaste système de captation de deniers publics. Les magistrats ont retenu une série d’infractions financières d’une ampleur considérable, chiffrée en milliards de francs CFA.

La cour a suivi les réquisitions du parquet en prononçant une peine identique pour les deux prévenus, assortie d’une amende de cent millions de francs CFA. Elle a en outre condamné Noureddin Bongo au versement de plus de 1 201 milliards de francs CFA au titre du préjudice financier subi par l’État gabonais. Les deux condamnés devront également solder conjointement une somme de 1 000 milliards de francs CFA pour le préjudice moral causé à la nation.

Aucun des deux intéressés, résidant à Londres, ni leurs conseils juridiques n’ont comparu à l’audience. Noureddin Bongo avait préalablement fait savoir, par voie de presse, qu’il estimait ne pas pouvoir bénéficier des garanties d’un procès équitable. Le fils de l’ancien président a également été reconnu coupable de corruption active envers des membres de l’instance électorale, pour avoir remis cinq cents millions de francs CFA en vue d’influer sur les résultats du scrutin présidentiel.

Dix anciens collaborateurs de la famille Bongo sont toujours jugés dans cette affaire, poursuivis pour des chefs similaires. Parallèlement, Sylvia et Noureddin Bongo ont déposé une plainte devant la justice française pour des actes de torture qu’ils affirment avoir subis durant leur détention au Gabon. Les autorités gabonaises ont démenti ces allégations et assuré que les procédures en cours respecteraient les standards de l’État de droit.

Cette condamnation intervient dans un contexte de transition politique après plus d’un demi-siècle de pouvoir exercé par la famille Bongo. Le nouveau pouvoir affiche sa détermination à lutter contre les détournements de fonds publics qui ont marqué les précédentes décennies.

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