Monde
L’ombre du financement terroriste plane sur d’anciens dirigeants de Lafarge
Le procès historique s’ouvre à Paris, mettant en cause des pratiques commerciales ayant franchi les limites légales et éthiques.
Huit anciens cadres du cimentier français Lafarge comparaissent devant la justice pour des faits de financement d’organisations terroristes et de non-respect d’un embargo international. Les poursuites concernent des versements présumés effectués entre 2013 et 2014 au profit de groupes armés en Syrie, dont l’État islamique et Jabhat al-Nosra. Ces transactions auraient permis à l’entreprise de maintenir ses activités dans une cimenterie du nord du pays malgré la dégradation du contexte sécuritaire.
L’affaire révèle les compromis opérationnels auxquels la multinationale aurait consenti pour préserver ses intérêts économiques. Alors que la plupart des entreprises étrangères avaient quitté la Syrie dès 2012, Lafarge aurait poursuivi son exploitation jusqu’à la prise de contrôle du site par l’EI en septembre 2014. Les fonds transférés aux groupes armés auraient facilité l’approvisionnement en matières premières et la libre circulation du personnel.
Le groupe, fusionné avec Holcim depuis 2015, avait reconnu en interne des manquements à son code de conduite. Par ailleurs, la société mère Lafarge SA avait plaidé coupable devant la justice américaine en 2022 pour des faits similaires, écopant d’une amende de 778 millions de dollars. Les prévenus français contestent aujourd’hui les charges retenues contre eux, invoquant la présomption d’innocence et la complexité des décisions commerciales en zone de conflit.
Ce procès sans précédent interroge la responsabilité pénale des dirigeants d’entreprise dans des contextes géopolitiques instables. Il met en lumière les tensions entre impératifs économiques et obligations légales, alors que la multinationale risque jusqu’à 1,125 million d’euros d’amende en France pour ces infractions.
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