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L’ombre de Sarkozy plane sur les relations entre LR et le RN

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L’ancien président multiplie les échanges discrets avec les cadres du parti d’extrême droite, suscitant un malaise croissant dans les rangs de la droite républicaine.

Les rencontres discrètes entre Nicolas Sarkozy et des figures emblématiques du Rassemblement national alimentent les interrogations au sein de la droite traditionnelle. Après un entretien avec Jordan Bardella en juillet, l’ancien chef de l’État a récemment reçu Sébastien Chenu, vice-président du RN, dans ses bureaux parisiens. Ces échanges, révélés par plusieurs médias, jettent une lumière crue sur les liens ambigus entretenus par l’ancien locataire de l’Élysée avec le parti de Marine Le Pen.

Les propos tenus lors de ces discussions contredisent les déclarations officielles de l’entourage de Nicolas Sarkozy, qui affirmait jusqu’ici l’absence de dimension politique à ces rendez-vous. Selon des informations concordantes, l’ancien président aurait prodigué des conseils stratégiques à ses interlocuteurs, évoquant sans détour les scénarios possibles en cas de dissolution de l’Assemblée nationale. Une attitude qui détonne avec la ligne affichée par Les Républicains, traditionnellement hostiles à tout rapprochement avec l’extrême droite.

Au sein de LR, les réactions oscillent entre embarras et silence gêné. Certains cadres du parti préfèrent éviter le sujet, quand d’autres, à l’image de Bruno Retailleau, tentent de minimiser la portée de ces rencontres. Le président des sénateurs LR a ainsi qualifié Nicolas Sarkozy d’« homme d’affinités », niant toute signification politique à ces échanges. Pourtant, la question des relations entre la droite et le RN pourrait resurgir avec force à l’approche de l’échéance présidentielle de 2027, tant ces contacts discrets brouillent les frontières politiques.

Cette situation illustre les tensions persistantes au sein de la droite française, tiraillée entre la tentation du rapprochement et le refus de toute alliance avec l’extrême droite. Les initiatives personnelles de Nicolas Sarkozy, bien que dépourvues de mandat officiel, continuent d’influencer les équilibres internes du camp conservateur, révélant une fracture toujours plus profonde.

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