Monde
L’offensive diplomatique s’intensifie contre les hydrocarbures à la COP30
Alors que les engagements climatiques peinent à contenir le réchauffement planétaire, une coalition de nations renforce sa pression pour une transition énergétique mondiale.
Le sommet climatique de Belém entre dans une phase décisive avec la poursuite des discussions entre dirigeants internationaux. La conférence, qui se tient pour la première fois en Amazonie, doit concilier l’urgence climatique avec les réalités économiques des États. Les participants constatent collectivement que l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5°C, inscrit dans l’Accord de Paris, semble désormais hors de portée. Cette prise de conscience n’a pourtant pas entamé la détermination des délégations à contenir la hausse des températures en deçà de 2°C.
L’allocution d’ouverture du président brésilien a donné le ton des débats en appelant à l’établissement d’une feuille de route concrète pour réduire la dépendance mondiale aux combustibles fossiles. Cette proposition a reçu un accueil favorable de la part des États européens et des nations insulaires, particulièrement vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes. Le Premier ministre d’Antigua-et-Barbuda a fustigé ce qu’il a qualifié de destruction délibérée de l’environnement par les principaux émetteurs de gaz à effet de serre.
La France a soutenu l’initiative brésilienne, son président soulignant la nécessité pour chaque pays de développer sa propre stratégie de sortie progressive des énergies fossiles. Les observateurs notent toutefois que le Brésil, comme d’autres nations, doit composer avec ses contradictions internes, notamment son récent lancement de projets d’exploration pétrolière au large de l’Amazonie.
Les perspectives d’un accord unanime contre les hydrocarbures restent minces, le processus onusien exigeant un consensus entre les nearly 200 pays participants. Cependant, la conférence offre une tribune pour des engagements volontaires, notamment concernant la réduction des émissions de méthane. La Première ministre de la Barbade a plaidé pour un mécanisme d’urgence contre les fuites de ce gaz, présentant cette mesure comme un compromis acceptable à la fois pour l’industrie énergétique et les défenseurs du climat.
Les discussions techniques qui s’ouvriront lundi prochain détermineront la capacité collective à traduire ces déclarations politiques en actions concrètes, dans un contexte où les récentes catastrophes climatiques rappellent l’urgence d’une transition énergétique mondiale.
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