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L’Œuf d’Hiver de Fabergé, un trésor impérial sous le marteau

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_**Estimé à plus de vingt millions de livres sterling, ce joyau historique, considéré comme l’apogée de l’art du joaillier russe, sera mis aux enchères ce mardi à Londres. Sa vente pourrait établir un nouveau record mondial pour une œuvre de la maison Fabergé.**_

Un objet d’une extrême rareté et d’une virtuosité technique inégalée s’apprête à changer de mains chez Christie’s. Commandé par le dernier tsar Nicolas II pour sa mère, l’impératrice Maria Feodorovna, l’Œuf d’Hiver des Romanov incarne le faste de la cour impériale russe avant la révolution de 1917. Réalisé en cristal de roche, serti de milliers de diamants et surmonté d’un délicat bouquet floral en quartz, il est unanimement salué par les experts comme la pièce la plus somptueuse jamais conçue par Fabergé pour la famille régnante.

Le précédent record pour un œuf de la maison, établi en 2007 avec la vente de l’Œuf Rothschild, pourrait être largement dépassé. La rareté de ces objets, dont seuls quarante-trois exemplaires impériaux subsistent, alimente une concurrence féroce parmi les collectionneurs internationaux. L’intérêt pour ces pièces historiques, particulièrement vif chez certains acheteurs russes, n’a cessé de croître depuis le milieu du siècle dernier.

L’histoire mouvementée de cet œuf ajoute à son aura. Après avoir quitté la Russie dans les années 1920, il a traversé les décennies et les continents, passant par Londres et New York, avant de disparaître temporairement du marché. Sa réapparition en 1994 puis sa vente en 2002, pour près de dix millions de dollars, avaient déjà marqué les esprits. Le propriétaire actuel, dont l’identité reste confidentielle, a décidé de s’en séparer, offrant une occasion exceptionnelle aux amateurs d’art et d’histoire.

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