Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

L’irrésistible ascension de Zohran Mamdani, nouveau visage de la politique new-yorkaise

Article

le

Porté par une jeunesse en quête de renouveau, ce socialiste de 34 ans incarne une alternative crédible au système traditionnel, mêlant engagement de terrain et maîtrise des nouveaux codes médiatiques.

En l’espace de quelques mois, Zohran Mamdani s’est imposé comme une figure centrale de la scène politique new-yorkaise. Cet élu local, issu de l’aile gauche du Parti démocrate, représente aujourd’hui l’une des surprises les plus marquantes de cette campagne municipale. Son parcours singulier et son positionnement progressiste séduisent une partie de l’électorat en rupture avec les cadres politiques établis.

Né en Ouganda dans une famille d’intellectuels d’origine indienne, il a grandi aux États-Unis depuis l’âge de sept ans avant d’obtenir la nationalité américaine en 2018. Son environnement familial – sa mère est la réalisatrice Mira Nair et son père le professeur Mahmood Mamdani – lui a valu d’être parfois qualifié de « fils de », une étiquette qu’il assume tout en forgeant sa propre identité politique.

Après des études dans des établissements réputés, il a brièvement tenté une carrière musicale sous le pseudonyme Young Cardamom, expérience qui l’a conduit à s’engager dans le militantisme politique. Son travail comme conseiller en prévention des expulsions immobilières lui a permis de se connecter avec les réalités sociales du Queens, où il a été élu représentant à l’Assemblée de l’État de New York en 2020.

Sa campagne s’appuie sur un programme axé sur la lutte contre la cherté de la vie, avec des propositions concrètes comme l’encadrement des loyers, la gratuité des crèches et des transports en commun, ainsi que le développement d’épiceries communautaires. Se définissant comme socialiste, il cultive une image de musulman progressiste, présent aussi bien dans les marches des fiertés que lors des célébrations religieuses.

Ses prises de position sur la question palestinienne, où il qualifie Israël de « régime d’apartheid », ont suscité des réserves dans certains milieux, même s’il affiche une fermeté constante contre l’antisémitisme. Son opposition frontale à Donald Trump, qui le traite de « petit communiste », participe à forger son image d’outsider déterminé.

Les observateurs politiques soulignent sa capacité à fédérer les électeurs déçus par le système traditionnel. Son approche combine un militantisme de terrain – porte-à-porte et distribution de tracts – avec une utilisation novatrice des réseaux sociaux, créant une synthèse originale entre les méthodes classiques et les outils contemporains. Cette stratégie lui permet de toucher un électorat jeune et diversifié, impatient de voir émerger de nouvelles voix politiques.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus