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L’Irak suffoque sous une chaleur écrasante dépassant les 50 degrés

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Le mercure atteint des niveaux alarmants à Bagdad et dans le sud du pays, aggravant une crise hydrique et énergétique déjà préoccupante.

Les services météorologiques irakiens ont enregistré ce lundi des températures avoisinant les 51°C à l’ombre dans la capitale et plusieurs provinces méridionales. Cette nouvelle vague de chaleur s’inscrit dans un contexte climatique de plus en plus extrême, frappant de plein fouet une population confrontée à des pénuries récurrentes d’eau et d’électricité.

Dans les rues de Bagdad, les habitants tentent de trouver un semblant de fraîcheur en se regroupant près des brumisateurs installés devant les commerces ou en s’aspergeant le visage avec des bouteilles achetées aux vendeurs ambulants. Certains automobilistes doivent même interrompre leur trajet pour éviter la surchauffe de leur véhicule. Les provinces de Bassora, Missan, Dhi Qar et Wasit sont également touchées par ces températures étouffantes, tandis que huit autres régions dépassent les 50°C.

Cette situation exacerbe les tensions sociales liées aux infrastructures défaillantes. Ces derniers jours, des manifestations ont éclaté dans le sud du pays, où des habitants ont bloqué des axes routiers pour dénoncer les coupures d’électricité et le manque d’eau potable. Les autorités alertent sur une sécheresse historique, avec des réserves hydriques tombées à seulement 8% de leur capacité normale.

La baisse du débit du Tigre et de l’Euphrate, en partie due aux barrages construits en Turquie et en Iran, aggrave encore la crise. Cette canicule s’étend à d’autres pays de la région, comme la Turquie où un record de 50,5°C a été enregistré récemment, ou l’Iran, confronté à des perturbations majeures dans ses réseaux d’approvisionnement.

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