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L’intelligence artificielle, nouvel allié des commerçants contre la délinquance

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_**Une proposition de loi, actuellement examinée par les députés, entend encadrer l’usage de systèmes algorithmiques dans la vidéoprotection des magasins, une pratique déjà répandue pour prévenir les vols.**_

Le recours à des caméras dites « augmentées » se développe discrètement dans le secteur du commerce de détail. Ces dispositifs, équipés de logiciels d’intelligence artificielle, analysent en temps réel les comportements des clients pour identifier des gestes ou des postures jugés suspects. Selon certaines estimations, plusieurs milliers d’établissements seraient déjà équipés de cette technologie, permettant, selon ses promoteurs, d’intervenir avant qu’un délit ne soit consommé et de limiter les pertes.

Face à cette adoption croissante, une initiative parlementaire cherche à en définir le cadre juridique. Le texte, porté par le député Paul Midy, vise à lever les incertitudes qui pèsent sur la légalité de ces systèmes. L’objectif affiché est de protéger les petits commerçants, particulièrement exposés à des préjudices pouvant représenter une part significative de leur chiffre d’affaires, dans un contexte où les vols en magasin sont en augmentation.

Le projet de loi exclut explicitement l’utilisation de la reconnaissance faciale, se limitant à l’analyse comportementale. Cette distinction ne suffit pas à apaiser toutes les inquiétudes. Des élus de gauche et des défenseurs des libertés individuelles pointent les risques d’atteinte à la vie privée et de surveillance généralisée, plaidant pour un débat approfondi sur les garde-fous à instaurer. Par ailleurs, le coût d’acquisition de ces technologies reste un frein pour de nombreux établissements, créant une disparité dans les moyens de protection disponibles.

L’examen de cette proposition intervient alors que la recherche d’un équilibre entre sécurité commerciale et respect des droits fondamentaux s’impose comme un enjeu sociétal majeur. Les discussions à l’Assemblée nationale devront ainsi concilier des impératifs économiques pressants avec la nécessité de préserver les principes éthiques dans l’ère du numérique.

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