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Faits Divers

L’incendie de Strasbourg devant la cour d’appel de Colmar

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Cinq personnes ont perdu la vie dans cet immeuble de la rue de Barr en février 2020. La justice doit désormais déterminer si les faits relèvent d’un acte délibéré ou d’une imprudence.

Deux hommes comparaissent à nouveau devant la cour d’assises du Haut-Rhin pour l’incendie qui a ravagé un bâtiment de sept étages dans le quartier de la gare à Strasbourg. Les flammes, apparues en pleine nuit, ont provoqué la mort de cinq résidents et blessé sept autres personnes. Les pompiers avaient déployé des moyens considérables pour maîtriser le sinistre.

Lors du premier procès, Sassoun Azarian avait écopé de vingt-trois années de réclusion criminelle pour incendie volontaire. Son défenseur affirme aujourd’hui que son client conteste farouchement toute intention criminelle. Le parquet avait soutenu lors des débats initiaux que le jeune homme avait délibérément jeté un mégot dans une gaine technique, tout en reconnaissant qu’il entreposait du cannabis dans les parties communes.

Le second prévenu, Munasar Ali Abdullahi, avait quant à lui été relaxé du chef d’incendie volontaire mais condamné à quatre ans et demi d’emprisonnement pour non-assistance à personne en danger. Ses capacités cognitives avaient été longuement discutées durant les audiences, son avocat soulignant son incapacité à prendre des décisions dans des circonstances exceptionnelles.

À l’issue du verdict initial, l’accusé principal avait vivement réagi, qualifiant la décision de discriminatoire. Il avait néanmoins présenté ses regrets aux proches des disparus peu avant la délibération, affirmant n’avoir jamais envisagé les conséquences dramatiques de ses actes. La cour d’appel rendra son arrêt après plusieurs jours d’audience consacrés à réexaminer l’ensemble des éléments.

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