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L’extrême droite portugaise en position de force à la veille du scrutin présidentiel

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_**Le premier tour de l’élection présidentielle portugaise s’ouvre sur un paysage politique inédit, avec le candidat populiste André Ventura donné favori, bien que ses chances de victoire finale restent minces.**_

La campagne pour le premier tour de la présidentielle portugaise s’est achevée ce vendredi. Les électeurs sont appelés aux urnes dimanche dans un contexte marqué par la percée annoncée du parti d’extrême droite Chega. Son fondateur, André Ventura, caracole en tête des intentions de vote pour ce premier tour, selon la majorité des enquêtes d’opinion. Cette dynamique constitue une étape significative dans l’ascension rapide d’un mouvement créé en 2019, qui est devenu le premier parti d’opposition au Parlement l’an dernier.

La véritable incertitude réside dans l’identité de son futur adversaire pour le second tour, prévu le 8 février. Les sondages divergent entre le candidat du Parti socialiste, Antonio José Seguro, et celui soutenu par la coalition gouvernementale de droite, Luis Marques Mendes. Deux autres prétendants conservent une chance de qualification, l’ancien amiral Henrique Gouveia e Melo et l’eurodéputé libéral Joao Cotrim Figueiredo, dans une compétition qui compte un nombre record de onze candidats.

La candidature d’André Ventura est largement interprétée comme une manœuvre pour consolider et étendre son électorat, face à la menace qu’a un temps représentée la popularité de l’amiral Gouveia e Melo. Les analystes observent que, même en cas de défaite au second tour, un score élevé dimanche renforcerait la légitimité et l’influence de Chega dans le débat public. Cette configuration rappelle, à certains égards, des dynamiques électorales observées ailleurs en Europe, bien que le contexte portugais lui soit propre.

La montée en puissance de l’extrême droite complique la donne pour le gouvernement minoritaire du Premier ministre Luis Montenegro, qui a besoin de son soutien au Parlement pour faire adopter une partie de son programme. Le chef du gouvernement s’est personnellement impliqué dans la campagne de son candidat, Luis Marques Mendes, pour tenter de le hisser au second tour face au socialiste Seguro, qui mise quant à lui sur son expérience et un profil modéré.

Le mandat du président de la République au Portugal est essentiellement protocolaire, dépourvu de pouvoir exécutif direct. Toutefois, la fonction revêt un rôle d’arbitre en période de crise et son titulaire détient le pouvoir de dissolution de l’Assemblée. L’issue de ce scrutin sera donc scrutée pour ses implications sur la stabilité politique du pays.

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