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L’experte de l’ONU dénonce des sanctions américaines « mafieuses »

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La rapporteuse spéciale Francesca Albanese affirme que les mesures prises par Washington visent à entacher sa réputation et l’empêchent de présenter son rapport sur Gaza au siège des Nations unies.

La rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés a qualifié les sanctions américaines à son encontre de méthodes relevant de pratiques mafieuses. Francesca Albanese estime que ces mesures constituent une tentative délibérée de discréditer son travail et ses critiques concernant la politique des États-Unis dans le conflit à Gaza. Elle a révélé qu’elle présenterait son rapport depuis l’Afrique du Sud, les restrictions américaines l’empêchant de se rendre au siège de l’ONU à New York.

L’experte italienne a détaillé les conséquences concrètes de ces sanctions, mentionnant le gel de ses avoirs financiers et les répercussions sur sa famille. Son époux travaille pour une organisation basée aux États-Unis et sa fille possède la nationalité américaine. Elle a souligné que ces mesures représentaient un affront non seulement à sa personne, mais également à l’institution des Nations unies elle-même.

Dans les versions préliminaires de son rapport intitulé « Génocide à Gaza, un crime collectif », l’experte dénonce un système de complicité mondiale impliquant plusieurs États occidentaux. Elle accuse ces derniers de maintenir leur soutien militaire, diplomatique et économique à Israël malgré les violences qu’elle qualifie de génocidaires. Le document avance que ces pays pourraient être tenus responsables d’avoir facilité ou participé à des actes illicites.

Francesca Albanese a choisi de présenter son rapport en Afrique du Sud, un geste qu’elle décrit comme symbolique. Ce pays a déposé une requête pour génocide contre Israël devant la Cour internationale de Justice. La rapporteuse établit un parallèle entre le traitement des Palestiniens et le régime d’apartheid qui a sévi en Afrique du Sud jusqu’en 1994. Elle note cependant que la nation africaine figure également dans son analyse sur les complicités étatiques, étant un important fournisseur de charbon pour Israël.

L’experte en droits humains considère que la communauté internationale et l’ordre multilatéral sont actuellement mis à l’épreuve. Elle s’interroge sur la capacité de la communauté internationale à prévenir et punir ce qu’elle qualifie de génocide, tout en soulignant que jusqu’à présent, les mécanismes internationaux ont échoué dans cette mission. Son analyse pointe du doigt les structures économiques et financières qui, selon elle, soutiennent un système permettant ces violations.

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