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L’Europe spatiale renforce son réseau de communication interplanétaire

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L’Agence spatiale européenne vient d’inaugurer en Australie sa quatrième antenne dédiée aux échanges avec ses sondes lointaines, un équipement essentiel pour maintenir le contact avec les missions explorant les confins du système solaire.

Cette nouvelle infrastructure de trente-cinq mètres de diamètre rejoint le réseau Estrack de l’agence spatiale, complétant les stations déjà opérationnelles en Espagne, en Argentine et sur le même site australien de New Norcia. Ces installations spécialisées permettent d’établir des liaisons radio avec des engins spatiaux situés à plus de deux millions de kilomètres de notre planète. Leur capacité à capter des signaux extrêmement faibles repose sur des composants refroidis à des températures cryogéniques avoisinant les moins 263 degrés Celsius.

L’expansion de ce réseau répond à l’augmentation constante du volume de données échangées avec les missions scientifiques. Les instruments embarqués sur les sondes spatiales génèrent désormais des flux d’informations considérables, tandis que le nombre de missions simultanées ne cesse de croître. Cette quatrième antenne soutiendra notamment les opérations du télescope Euclid, de la mission BepiColombo en direction de Mercure, de la sonde Juice à destination de Jupiter, et du vaisseau Hera se rendant vers l’astéroïde Didymos.

Les responsables techniques soulignent que sans ces infrastructures de communication, l’exploration spatiale moderne serait tout simplement impossible. Le pilotage des satellites et la récupération des données scientifiques dépendent entièrement de la fiabilité de ces liaisons radio, qu’il s’agisse de missions en orbite terrestre, d’observatoires positionnés aux points de Lagrange ou de sondes parcourant le système solaire. Face à l’évolution des besoins, l’agence spatiale européenne envisage déjà la construction d’une cinquième antenne pour maintenir ses capacités de communication au niveau des ambitions scientifiques futures.

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