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L’Europe et le bassin méditerranéen confrontés à une aridité historique en août

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Une analyse des données satellitaires confirme une sécheresse sans précédent, touchant plus de la moitié des territoires avec des conséquences environnementales et agricoles majeures.

Le continent européen et les régions méditerranéennes ont connu au mois d’août un épisode de sécheresse d’une intensité inédite depuis le début des relevés en 2012. Plus de 53 % des sols ont été concernés par un déficit hydrique, soit une augmentation de 23 points par rapport à la moyenne habituellement observée sur cette période. Ce phénomène dépasse tous les records mensuels enregistrés depuis le début de l’année, établissant un nouveau seuil critique.

L’indicateur intégré du programme Copernicus, qui croise les données pluviométriques, l’humidité des sols et l’état de la végétation, classe les situations en trois niveaux de vigilance. Les territoires des Balkans et d’Europe orientale ont été particulièrement affectés, avec des taux de sécheresse dépassant les 90 % en Serbie, Bulgarie, Kosovo et Macédoine du Nord. La Serbie a même enregistré 61 % de ses sols en alerte maximale, une situation ayant contribué à la propagation d’incendies destructeurs.

L’Europe de l’Ouest n’a pas été épargnée. Le Portugal a vu 70 % de son territoire touché par un assèchement prononcé, contre seulement 5 % un mois plus tôt. En France, où une vague de chaleur s’est prolongée, 66 % des sols ont souffert d’un manque d’eau important, avec des alertes renforcées dans le Sud-Ouest, affectant notamment les vignobles.

La rive orientale de la Méditerranée subit également des conditions extrêmes, avec l’Arménie, la Géorgie et le Liban confrontés à une aridité touchant près de la totalité de leurs territoires. La Turquie, où 84 % des terres sont en déficit hydrique, a dû faire face à de multiples incendies, comme ceux survenus dans la province de Çanakkale. Cette aggravation tendancielle souligne l’urgence des adaptations face au changement climatique.

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