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Économie

L’Europe à Alger pour renforcer son approvisionnement énergétique

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Dans un contexte de diversification forcée de ses sources d’énergie, l’Union européenne multiplie les démarches diplomatiques pour sécuriser ses approvisionnements en gaz. Une délégation de haut niveau s’est ainsi rendue en Algérie, partenaire historique appelé à jouer un rôle accru.

Le commissaire européen chargé de l’énergie s’est entretenu ce jeudi avec les autorités algériennes. L’objectif de cette visite était clair. Il s’agissait d’intensifier la collaboration dans le domaine gazier, alors que l’Union européenne doit progressivement cesser ses importations en provenance de Russie d’ici à l’automne 2027. Cette échéance, actée par les Vingt-Sept, vise à tarir une source de financement pour Moscou dans le conflit qui l’oppose à l’Ukraine.

L’exécutif européen considère l’Algérie comme un fournisseur stratégique dont l’importance est appelée à croître. Le pays occupe déjà la deuxième place pour les importations de gaz par canalisation à destination du Vieux Continent, derrière la Norvège. Il se classe également au troisième rang des fournisseurs de gaz naturel liquéfié. Les discussions ont donc porté sur les moyens d’accroître ces flux, dans le cadre d’un partenariat jugé essentiel et durable.

Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de rééquilibrage des approvisionnements. L’Union européenne, qui s’est massivement tournée vers le gaz naturel liquéfié américain pour compenser la réduction des achats russes, cherche aujourd’hui à éviter de substituer une dépendance par une autre. La part des États-Unis dans les importations européennes de GNL a en effet considérablement augmenté ces dernières années, suscitant des interrogations sur la résilience du marché.

Face à cette situation, Bruxelles explore activement d’autres pistes. Outre l’Algérie, des pourparlers sont en cours avec plusieurs pays, notamment le Canada, le Qatar et d’autres nations d’Afrique du Nord. L’ambition est de construire un mix énergétique plus diversifié et moins vulnérable aux tensions géopolitiques ou commerciales. La visite en Algérie constitue ainsi une étape concrète de cette politique de sécurisation des approvisionnements, jugée vitale pour la stabilité économique et industrielle du continent.

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