Monde
L’étau jihadiste pousse les Maliens de Léré vers l’exil
Face à la pression des groupes armés, des centaines de familles fuient vers la Mauritanie dans un dénuement croissant, illustrant la détérioration sécuritaire au centre du Mali.
Devant le poste frontalier de Fassala, une foule silencieuse attend son tour sous un soleil implacable. Venus de la localité malienne de Léré, ces hommes, ces femmes et ces enfants ont abandonné leurs foyers pour échapper au blocus imposé par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. L’organisation affiliée à Al-Qaïda resserre méthodiquement son emprise sur cette zone du centre du pays, accentuant la fragilité du pouvoir militaire en place.
Fatima, une mère touarègue, serre contre elle son nourrisson tandis que d’autres familles s’abritent tant bien que mal sous des murs décrépits. Leurs récits convergent tous vers une même réalité. Les insurgés ont lancé un ultimatum exigeant l’évacuation de la ville sous vingt-quatre heures, menaçant de représailles mortelles ceux qui demeureraient. Douze personnes ont déjà perdu la vie lors d’une récente attaque ciblée, selon des témoignages recueillis sur place.
Le mouvement de population prend une ampleur inédite. Entre deux mille et trois mille civils auraient déjà franchi la frontière mauritanienne, constituant le flux migratoire le plus important enregistré depuis fin 2023. Les nouveaux arrivants décrivent une situation humanitaire catastrophique dans les zones qu’ils ont quittées. Les denrées de base se font rares, les prix s’envolent et toute circulation devient périlleuse.
Les autorités humanitaires ont activé un plan d’urgence pour faire face à cet afflux soudain. L’accès à l’eau potable, la nourriture, les abris et les soins médicaux représentent les priorités absolues. Dans le camp de M’berra, qui accueille déjà cent vingt mille réfugiés, les infrastructures sont soumises à une pression supplémentaire.
Cette crise locale s’inscrit dans une stratégie plus large d’asphyxie économique menée par les groupes armés à travers le Mali. Depuis septembre, les blocus se multiplient, affectant même la capitale Bamako où les pénuries de carburant paralysent progressivement les activités. Les populations civiles se retrouvent prises en tenaille entre les forces gouvernementales et les factions jihadistes, contraintes de composer avec les exigences des uns et des autres pour leur survie.
Pour ceux qui ont réussi à passer la frontière, l’épreuve n’est pas terminée. Ils ont souvent marché plusieurs jours, n’emportant que quelques effets personnels et parfois quelques têtes de bétail. L’incertitude règne quant à leur avenir, tandis que les nouvelles en provenance de leur région d’origine confirment la persistance des violences et des intimidations.
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