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L’espace aérien vénézuélien déclaré « zone interdite » par Washington

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Le président américain Donald Trump a annoncé la fermeture totale du ciel du Venezuela, marquant une escalade significative dans les tensions entre les deux nations.

L’administration américaine a émis un avertissement à l’encontre de toutes les compagnies aériennes, pilotes et trafiquants, leur intimant de considérer l’espace aérien vénézuélien comme strictement interdit. Cette déclaration, formulée sur la plateforme Truth Social, s’inscrit dans un contexte de confrontation grandissante avec le gouvernement de Nicolas Maduro. Aucune précision opérationnelle n’a été fournie quant aux modalités de cette fermeture.

Cette annonce coïncide avec un déploiement militaire américain d’envergure dans les Caraïbes, incluant le déploiement du plus grand porte-avions du monde. Les autorités américaines justifient cette posture par la nécessité de lutter contre les réseaux de narcotrafic qu’elles attribuent au Venezuela. Selon Washington, Caracas jouerait un rôle central dans le trafic de stupéfiants à destination des États-Unis.

Le gouvernement vénézuélien rejette ces accusations, dénonçant une manœuvre destinée à justifier une ingérence étrangère et une tentative de prise de contrôle des ressources pétrolières nationales. Depuis le début du mois de septembre, les forces américaines ont mené des frappes ciblant une vingtaine de navires suspectés d’être impliqués dans le trafic de drogue, faisant plus de quatre-vingts victimes. Aucune preuve tangible n’a cependant été rendue publique concernant la nature des activités de ces bâtiments.

Les relations déjà tendues entre les deux pays se sont encore détériorées avec le renforcement des sanctions américaines, dont le relèvement à cinquante millions de dollars de la prime offerte pour la capture de Nicolas Maduro. Parallèlement, Washington a classé le Cartel des Soleils comme organisation terroriste, une entité dont l’existence est contestée par de nombreux observateurs.

Dans ce climat d’hostilité, plusieurs compagnies aériennes, dont Iberia, TAP et Turkish Airlines, ont suspendu leurs vols à destination du Venezuela, ce qui a conduit les autorités locales à leur retirer leurs licences d’exploitation. Cette mesure illustre l’impact concret des tensions géopolitiques sur les liaisons aériennes internationales.

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