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Les marées ressuscitent les vestiges carcéraux du XIXe siècle sur une plage espagnole

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À Saint-Sébastien, le littoral d’Ondarreta livre depuis vingt ans les fragments d’un passé pénitentiaire que l’érosion marine exhume inexorablement, défiant les tentatives répétées des autorités municipales.

Les vagues de l’océan Atlantique continuent de déposer sur le sable d’Ondarreta des matériaux de construction anciens, transformant cette étendue de six cents mètres en un chantier archéologique involontaire. Les services techniques municipaux ont une nouvelle fois déployé des engins de terrassement ce lundi pour évacuer ces résidus, sans garantie de solution durable.

L’origine de ces débris remonte à la fin du XIXe siècle, lorsqu’un complexe militaire et une prison furent érigés sur cette portion du littoral basque. Démolis depuis longtemps, leurs fondations et gravats demeurent enfouis dans les sédiments littoraux. Les études menées par des instituts océanographiques locaux confirment que les courants marins et l’érosion côtière remontent inlassablement ces fragments historiques.

Près de quatorze mille mètres cubes de décombres ont émergé au fil des ans, dont dix mille ont été évacués par la municipalité. Un élu local souligne la difficulté de l’entreprise, les strates profondes continuant d’alimenter la surface en débris. Au-delà des considérations paysagères, cette situation présente un risque pour la sécurité des estivants et des promeneurs, exposés à des fragments coupants ou instables.

Cette persistance illustre la complexité des héritages historiques enfouis dans les zones côtières, où la dynamique marine défie les aménagements humains. Les autorités restent engagées dans une course contre la montre face à un phénomène naturel qui réécrit, marée après marée, la mémoire du territoire.

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