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Les îles Cook en première ligne contre l’invasion dévastatrice des étoiles de mer

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Une équipe de scientifiques et de bénévoles mène une bataille acharnée pour protéger les récifs coralliens menacés par ces prédateurs voraces.

Dans l’archipel des îles Cook, une mobilisation sans précédent tente d’enrayer la prolifération des étoiles de mer couronnes d’épines, dont l’appétit vorace met en péril les écosystèmes marins. Armés de simples lances en bois, les membres de l’association Korero O Te Orau plongent quotidiennement pour extraire manuellement ces invertébrés des récifs entourant Rarotonga.

Cette espèce, reconnaissable à ses centaines d’épines venimeuses, peut dévorer jusqu’à dix mètres carrés de corail par an. Les scientifiques observent depuis plusieurs années une recrudescence inquiétante de ces populations, phénomène qui touche l’ensemble du Pacifique. La Grande Barrière de corail australienne subit elle aussi les assauts de ces prédateurs, poussant les chercheurs à développer des solutions technologiques comme des robots injecteurs de substances neutralisantes.

Sur le terrain, les méthodes restent artisanales mais efficaces. Les bénévoles locaux, formés par le biologiste Teina Rongo, ont perfectionné leur technique au fil des années. Après avoir détaché délicatement les étoiles de mer à l’aide de bâtons en bois dur, ils les remontent à la surface pour les comptabiliser avant de les transformer en engrais naturel.

Les causes de cette invasion massive font encore débat parmi les spécialistes. Les perturbations des écosystèmes marins, combinées au ruissellement agricole et à la raréfaction des prédateurs naturels, créent des conditions idéales pour leur reproduction. Le réchauffement climatique, en fragilisant les coraux, aggrave encore leur vulnérabilité face à ces prédateurs.

Cette lutte rappelle une précédente crise survenue dans les années 1990, dont les leçons tardivement tirées inspirent aujourd’hui l’action préventive des équipes sur place. Chaque année, ce sont plusieurs milliers d’individus qui sont ainsi retirés des fonds marins, dans une course contre la montre pour préserver ce patrimoine naturel unique.

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