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Économie

Les géants de la distribution s’engagent pour un étiquetage écologique du textile

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Face à la demande croissante de transparence, les principaux distributeurs français déploient progressivement un indicateur environnemental sur leurs vêtements, une initiative encore facultative mais appelée à se généraliser.

Carrefour initie une phase test dès cette semaine en apposant cet indicateur sur près de soixante-dix articles de sa marque Tex. Le groupe ambitionne de l’étendre à l’ensemble de ses collections vestimentaires, présentant ce dispositif comme un futur repère essentiel pour le consommateur, à l’image du Nutri-Score dans le secteur alimentaire. De son côté, la Coopérative U prévoit d’appliquer cette mesure à deux cent vingt produits de sa collection printemps-été, avec une mise en rayon prévue pour le début de l’année prochaine. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de responsabilité sociétale.

Le président du comité stratégique d’E.Leclerc avait précédemment annoncé que toutes les références de la marque propre Tissaya afficheraient des données environnementales et sociales dès ce mois de janvier. Un code QR associé à chaque article permettra aux clients de suivre l’engagement du distributeur à réduire de moitié l’empreinte carbone de ces produits d’ici à 2035.

Cet éco-score, noté en points, repose sur une analyse multicritère. Il intègre des paramètres tels que la consommation d’eau, les émissions de gaz à effet de serre, la toxicité, la recyclabilité ou encore le rejet de microfibres lors du lavage. Un coefficient lié aux volumes de production, visant à évaluer l’effet « mode éphémère », est également pris en compte. Un score élevé reflète un impact environnemental plus important. À titre d’exemple, Carrefour indique qu’un t-shirt en coton biologique de sa marque affiche un impact de 510 points pour 100 grammes, contre plus du double pour un article similaire issu d’une enseigne de prêt-à-porter rapide.

Les modalités d’affichage varient selon les distributeurs. Carrefour expérimente un accès via une application dédiée, où les consommateurs peuvent scanner le code-barres d’un vêtement pour obtenir son score et une note complémentaire. La Coopérative U optera pour un code QR en rayon, renvoyant vers une fiche numérique détaillée. Ces initiatives volontaires sont saluées par les associations de consommateurs, qui appellent toutefois à une généralisation et à un renforcement du dispositif, notamment par l’ajout de critères sociaux obligatoires.

Initialement prévu pour 2024 par la loi Climat et Résilience, l’affichage environnemental obligatoire a été reporté dans l’attente de la finalisation d’un cadre réglementaire européen. Les pouvoirs publics anticipent néanmoins une adoption par plusieurs dizaines de marques d’ici à 2026, marquant une étape significative vers une information standardisée du public.

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