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Économie

Les États-Unis enregistrent un déficit commercial historique malgré les mesures protectionnistes

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_**Les chiffres officiels pour l’année 2025 révèlent une aggravation inattendue du déséquilibre des échanges, contredisant les objectifs affichés de la politique commerciale.**_

Le déficit commercial américain a atteint un niveau sans précédent l’an dernier, s’établissant à 1 241 milliards de dollars. Cette progression de 2,1% par rapport à 2024 intervient dans un contexte marqué par l’application de tarifs douaniers sur un large éventail de produits importés. L’objectif déclaré de ces mesures, mises en œuvre par l’administration, était précisément de réduire ce déséquilibre structurel avec les principaux partenaires économiques.

L’analyse des flux annuels montre que la dynamique des importations a surpassé celle des exportations. Les achats de biens en provenance de l’étranger ont atteint 3 438 milliards de dollars, tirés notamment par les biens d’équipement, les composants industriels et les métaux. Le secteur des services a également contribué à cette tendance, avec des importations s’élevant à 895 milliards. En parallèle, les ventes à l’étranger ont progressé, mais dans une moindre mesure, pour totaliser 2 197 milliards de dollars pour les biens et 1 235 milliards pour les services, portées par l’aéronautique, l’énergie et les produits pharmaceutiques.

La fin d’année a été marquée par une nette accélération du déséquilibre. Le déficit du mois de décembre s’est creusé à 70,3 milliards de dollars, un chiffre bien supérieur aux anticipations des analystes. Cette détérioration mensuelle s’explique par un recul des exportations, en particulier d’or non monétaire, conjugué à une augmentation des importations de matières premières, de métaux et de biens d’équipement.

Sur le plan géographique, les déséquilibres les plus importants persistent avec l’Union européenne, la Chine et le Mexique. Le déficit annuel avec les Vingt-Sept s’élève à 218,8 milliards de dollars, concentré principalement dans les échanges avec l’Allemagne, la France, l’Irlande et l’Italie. Les données du dernier trimestre indiquent par ailleurs une intensification des déficits avec le Mexique, Taïwan et le Vietnam, suggérant une évolution des chaînes d’approvisionnement. À l’inverse, les États-Unis maintiennent un excédent commercial avec les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

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