Planète
Les corbeaux cartographient les territoires de chasse des loups
Une étude menée dans le parc de Yellowstone révèle des capacités cognitives exceptionnelles chez ces oiseaux, qui mémorisent les zones de prédation pour localiser les carcasses.
Les corbeaux déploient dans leur milieu naturel des aptitudes cognitives d’une ampleur insoupçonnée. Une équipe de recherche internationale démontre que ces oiseaux ne se contentent pas de suivre les prédateurs, mais élaborent et retiennent une cartographie mentale des lieux où les loups capturent leurs proies. Cette découverte, publiée dans la revue Science, éclaire d’un jour nouveau l’intelligence spatiale et mémorielle des corvidés.
L’étude a été conduite au cœur du parc national de Yellowstone, un site unique où la réintroduction des loups offre un cadre d’observation privilégié. Les scientifiques ont équipé soixante-neuf corbeaux de balises GPS, une opération délicate tant ces oiseaux se montrent méfiants et difficiles à approcher. Les données de déplacement recueillies ont été croisées avec celles provenant de vingt loups suivis par colliers émetteurs.
L’analyse des trajets sur deux années et demie a livré des résultats surprenants. Les corbeaux ne suivent que rarement les loups sur de longues distances. En revanche, ils se rendent rapidement et de manière répétée sur les sites où des proies ont été abattues, parfois après avoir parcouru plus de cent cinquante kilomètres en une journée. Ce comportement indique qu’ils ont mémorisé l’emplacement de ces zones de ressources, formant une véritable carte cognitive de leur environnement.
Si les hurlements des loups peuvent les alerter, c’est principalement leur mémoire spatiale qui guide leur quête de nourriture. Les chercheurs estiment que les oiseaux associent des repères géographiques, comme des paysages plats ou des vallées ouvertes où les loups chassent préférentiellement, à la présence passée de carcasses. Cette capacité à intégrer et à exploiter des informations sur un vaste territoire dépasse largement ce que la communauté scientifique imaginait.
La relation entre les loups et les corbeaux, souvent perçue comme une forme de coopération, apparaît en réalité déséquilibrée. Les oiseaux, voleurs efficaces et bruyants, prélèvent jusqu’à deux cents grammes de viande par individu, au risque d’attirer d’autres charognards et de nuire aux prédateurs. Certaines meutes désignent même un loup pour tenter de les repousser.
Ces travaux pourraient ouvrir la voie à de nouvelles recherches sur l’acquisition et la transmission de ces connaissances complexes chez les jeunes corbeaux. Ils confirment que l’intelligence de ces oiseaux, logée dans un cerveau de la taille d’un pouce, leur permet de maîtriser des informations spatiales à une échelle impressionnante, remettant en cause bien des idées reçues sur leurs capacités cognitives.
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