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Les confidences de Coline Devillard : entre soirées avec Simone Biles et désillusions fédérales

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La gymnaste française évoque avec franchise son rapport à la légende américaine, dépeignant une athlète accessible et drôle, puis dénonce avec amertume le manque de soutien institutionnel à la fin des carrières.

La sphère de la gymnastique artistique est un microcosme où les destins se croisent parfois de manière inattendue. Coline Devillard a ainsi révélé avoir tissé des liens surprenants avec la phénoménale Simone Biles. À l’occasion de stages organisés à Houston, où les entraîneurs de l’Américaine sont français, des moments de complicité ont vu le jour. La spécialiste du saut de cheval se souvient de soirées passées en compagnie de la championne, aux côtés d’autres gymnastes tricolores comme Marine Boyer ou Mélanie De Jesus Dos Santos, décrivant une icône « cool, très marrante et hyper accessible ».

Sur le plan strictement sportif, Devillard mesure l’écart vertigineux qui les sépare. Elle qualifie de « lunaire » le fait d’avoir concouru sur les mêmes engins, soulignant que Biles pratique « une autre gymnastique ». Elle se remémore notamment les Mondiaux 2023 et le saut prodigieux de l’Américaine, un spectacle qui captivait toute l’attention au point de rendre les autres concurrentes presque invisibles. Un détail qui illustre l’aura unique de la légende, même si Devillard tient à rappeler son humanité, évoquant le stress que Biles lui avait confié avant une finale.

Le ton devient nettement plus grave lorsque la Française aborde ses relations avec sa fédération. Elle fustige des dirigeants qui ont, selon elle, « gravement fauté » en laissant filer la talentueuse Kaylia Nemour vers l’Algérie, un choix que la jeune athlète a ensuite magnifié par un titre olympique. Mais c’est surtout sur la période post-carrière que ses critiques se font plus acerbes. Devillard déplore un accompagnement « inexistant » une fois la compétition terminée, résumé par une philosophie du « débrouillez-vous ». Elle révèle avoir subi les conséquences de cet abandon après ses médailles mondiales de bronze : perte de cheveux, crises d’angoisse répétées et une profonde perte de motivation à l’idée de retourner au gymnase, un constat sombre dressé une fois rentrée chez elle, loin des feux de la rampe.

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