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Faits Divers

Les appels de la nuit tragique de Crans-Montana rendus publics

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_**Les enregistrements des communications avec les secours, diffusés près d’un mois après les faits, donnent la mesure de la terreur et du chaos qui ont régné durant l’incendie du bar Le Constellation.**_

Les services d’urgence ont été submergés par près de deux cents appels en l’espace d’une heure trente dans la nuit du réveillon à Crans-Montana. Les enregistrements de ces communications, révélés par une chaîne de télévision nationale, restituent avec une froide précision la montée de la panique et le désarroi des témoins et des victimes. Ces échanges sonores, qui s’échelonnent entre une heure trente et trois heures du matin, constituent une chronique glaçante de la progression du sinistre.

Le premier signalement, formulé dans un français hésitant, lance simplement une alerte au feu au Constellation. Une interlocutrice précise presque aussitôt la nature de l’événement, évoquant une explosion et réclamant l’envoi urgent de la police et des ambulances en prévision de nombreux blessés. La suite des appels confirme rapidement l’ampleur de la catastrophe. Des voix suppliantes se font entendre, certaines provenant de personnes brûlées réclamant une aide immédiate, tandis qu’en arrière-plan résonnent des cris.

Face à l’afflux, les opérateurs tentent de rassurer les appelants en confirmant que les secours sont déjà mobilisés. Les témoignages décrivent une scène de désolation, avec de nombreuses personnes blessées et des survivants en état de choc. Certains civils, confrontés à l’urgence de la situation en attendant les professionnels, interrogent les régulateurs sur les gestes de premiers secours à appliquer aux brûlés, d’autres cherchent à savoir où conduire les victimes qu’ils ont recueillies.

Du côté des centres de réception des urgences, la confusion initiale règne quant à l’origine de l’événement, certaines voix s’interrogeant sur une éventuelle cause criminelle. Les équipes médicales se mettent néanmoins en ordre de bataille, déclenchant des plans d’urgence pour accueillir un afflux massif de patients et anticipant la nécessité d’un soutien psychologique d’envergure pour les rescapés et les intervenants, un responsable qualifiant la situation sur place de véritable champ de bataille.

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