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Économie

Le verrier historique Arc France sollicite la protection judiciaire

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_**Le fabricant bicentenaire, confronté à une crise structurelle, dépose une demande de redressement. Plusieurs centaines d’emplois sont menacés sur son site historique du Pas-de-Calais.**_

Le groupe Arc France, fleuron de la verrerie de table, a officiellement demandé son placement en redressement judiciaire. Cette démarche, soumise au tribunal de commerce de Lille Métropole, intervient malgré plusieurs plans de sauvetage successifs soutenus par les pouvoirs publics. L’entreprise, qui emploie 3 500 personnes à Arques, invoque une dégradation profonde et persistante de ses conditions de marché.

La direction estime que cette procédure constitue l’unique voie légale pour adapter durablement l’outil industriel à un environnement devenu extrêmement concurrentiel. Le directeur général, Nick Hodler, reconnaît la nécessité d’une transformation en profondeur du modèle, impliquant une révision du schéma industriel et, par conséquent, une réduction des effectifs. Les représentants du personnel évoquent la possible suppression de plusieurs centaines de postes.

Les difficultés du groupe sont attribuées à un concours de facteurs défavorables. La baisse de la consommation, l’érosion du pouvoir d’achat et la concurrence accrue de produits importés à bas coût, notamment d’Asie, pèsent lourdement sur son activité. Les syndicats pointent du doigt une concurrence qu’ils jugent déloyale, avec des articles copiés et vendus à des prix bien inférieurs, rendant la compétition très inégale malgré la qualité des productions françaises.

Dans ce contexte, une offre de reprise a été formulée par Timothée Durand, issu d’une famille d’actionnaires historiques. L’entreprise la qualifie de sérieuse et réaliste. Le ministre délégué à l’Industrie a indiqué que l’État, qui a soutenu financièrement le groupe à de multiples reprises ces dernières années, resterait attentif aux conséquences sociales de la situation et examinerait avec sérieux toute proposition de reprise viable.

Fondé en 1825, Arc France, propriétaire des marques Arcoroc et Luminarc, subit des difficultés structurelles depuis le début des années 2000. Sa main-d’œuvre sur le site d’Arques a déjà été considérablement réduite au cours des deux dernières décennies. La pandémie, la flambée des coûts de l’énergie, l’inflation et des intempéries destructrices dans la région ont successivement fragilisé l’équilibre financier de l’entreprise, malgré des plans de refinancement publics et privés répétés.

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