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Économie

Le verrier Arc au bord du gouffre, un seul projet de reprise en lice

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L’avenir du fabricant historique de verrerie se joue sur une offre unique, qui prévoit une réduction drastique de ses effectifs en France. La perspective d’une liquidation plane désormais sur l’entreprise.

Le sort du verrier Arc, en difficulté depuis plusieurs mois, se précise dans un contexte particulièrement tendu. Les organisations syndicales ont confirmé qu’une seule offre de reprise avait été déposée avant l’échéance fixée par le tribunal de commerce. Ce projet, porté par un ancien cadre de l’entreprise, implique une profonde restructuration et la suppression de centaines d’emplois sur le site historique d’Arques, dans le Pas-de-Calais.

Le candidat, Timothée Durand, propose un plan qui conduirait à la disparition de huit cents postes parmi les trois mille cinq cents que compte actuellement l’usine française. Ce scénario table sur quatre cents départs anticipés à la retraite et une centaine de départs volontaires, mais il prévoit également au moins trois cents licenciements économiques. S’y ajouteraient la fin de deux cents contrats d’intérim, portant le total des suppressions d’emplois à un millier selon les représentants du personnel.

Cette proposition est désormais la seule sur la table, après le retrait, à la dernière minute, d’un projet concurrent. Celui-ci, défendu par un ancien président de l’entreprise, excluait toute suppression d’emplois mais nécessitait un délai supplémentaire que son promoteur a jugé incompatible avec l’urgence de la situation financière du groupe.

Face à cette perspective, les syndicats dénoncent une hécatombe sociale et expriment un profond sentiment d’impuissance. Ils estiment que les marges de manœuvre pour améliorer le projet sont extrêmement réduites, laissant planer la menace d’une liquidation pure et simple si l’offre actuelle était rejetée. Le tribunal de commerce doit rendre sa décision définitive au cours du mois de mars.

Le fabricant bicentenaire, propriétaire de marques emblématiques comme Luminarc et Arcoroc, emploie au total cinq mille sept cents personnes dans le monde, avec des sites aux États-Unis, en Chine et aux Émirats arabes unis. L’entreprise, fragilisée par une concurrence internationale acharnée et des difficultés structurelles dans son secteur, a déjà vu ses effectifs français fondre au fil des ans. Elle a par ailleurs bénéficié de plusieurs plans de soutien public, dont un prêt étatique de trente millions d’euros accordé il y a à peine un an.

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