Monde
Le Venezuela dénonce une opération sous fausse bannière orchestrée par Washington
Les autorités vénézuéliennes affirment avoir démantelé un réseau lié aux services américains, alors que les États-Unis renforcent leur déploiement militaire dans les Caraïbes.
Le gouvernement vénézuélien a fait état ce lundi de la neutralisation d’une cellule criminelle qu’il présente comme financée par des agences américaines. Selon le ministre des Affaires étrangères Yvan Gil, ce groupe projetait de mener une attaque contre le navire de guerre américain USS Gravely, actuellement en exercice à Trinité-et-Tobago, dans le but d’imputer la responsabilité de cet acte à Caracas. Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre les deux pays.
Le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello a précisé que plusieurs individus avaient été interpellés dans le cadre de cette opération. Les autorités vénézuéliennes qualifient la présence du bâtiment militaire américain dans les eaux régionales de provocation, susceptible selon elles de dégénérer en conflit armé.
Parallèlement, l’administration américaine a intensifié ses activités militaires dans la zone. Deux bombardiers stratégiques B-1B ont effectué un survol au large du Venezuela, marquant la troisième manifestation de force des États-Unis en quelques semaines. Ces démonstrations s’inscrivent dans le cadre d’opérations antinarcotiques menées depuis septembre, qui ont entraîné la destruction de plusieurs embarcations et causé des pertes humaines.
La flotte américaine déployée dans les Caraïbes compte désormais sept navires de guerre, auxquels s’ajoutera prochainement un porte-avions de grande capacité. Washington justifie cette présence par la lutte contre le trafic de stupéfiants, ciblant explicitement le Venezuela et son président Nicolas Maduro.
En réponse à ces développements, Caracas a annoncé envisager la suspension de ses accords gaziers avec Trinité-et-Tobago, où est stationné l’USS Gravely. Cette décision fait suite à l’autorisation accordée par Washington à Port-d’Espagne pour l’exploitation d’un gisement gazier situé dans les eaux vénézuéliennes.
Le chef de l’État vénézuélien a dénoncé ce qu’il considère comme une instrumentalisation des opérations antiterroristes, accusant les États-Unis de fabriquer un prétexte pour justifier une intervention militaire. La légalité des actions américaines dans la région continue de faire l’objet de vives critiques sur la scène internationale.
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