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Le Turkménistan, un enfer silencieux pour la communauté LGBT+

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Dans l’un des régimes les plus fermés au monde, homosexuels et séropositifs subissent persécutions, tortures et emprisonnements, loin des regards internationaux.

Les témoignages de rescapés turkmènes révèlent une réalité méconnue, celle d’un État où l’orientation sexuelle et la séropositivité sont criminalisées sous couvert de traditions nationales. Des violences systémiques sont perpétrées en toute impunité, dans un climat d’opacité entretenu par les autorités.

Plusieurs personnes ayant fui le pays décrivent des arrestations arbitraires, des sévices en détention et des condamnations à des peines d’emprisonnement ou d’internement psychiatrique. Les récits font état de viols, de tortures et de privation de soins médicaux, notamment pour les personnes vivant avec le VIH.

Le régime, dirigé successivement par Gourbangouly Berdymoukhamedov et son fils Serdar, justifie cette répression par la défense des valeurs traditionnelles turkmènes. Le pays, pourtant doté d’importantes ressources gazières, reste l’un des plus fermés au monde, sans presse libre ni organisations indépendantes autorisées.

Certains parviennent à s’exiler grâce à des réseaux de solidarité, mais restent menacés même à l’étranger. D’autres se retrouvent piégés dans des situations administratives précaires, sans accès aux traitements ou à une protection juridique.

Malgré les dénonciations répétées d’organisations internationales, les autorités turkmènes persistent à nier toute violation des droits humains. Le pays continue d’appliquer une législation punitive datant de l’ère soviétique, alimentant un système où la corruption et la brutalité institutionnelle restent la norme.

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