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Le sort des calèches new-yorkaises se joue à nouveau

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Le maire de New York vient de prendre position pour l’interdiction des attelages hippomobiles dans Central Park, ravivant un débat ancien entre défenseurs des animaux et partisans d’une tradition touristique.

La polémique concernant les calèches de Central Park refait surface avec une intensité renouvelée. Mercredi, le maire de la ville s’est prononcé en faveur d’une interdiction pure et simple de cette activité, relançant un affrontement idéologique qui dure depuis près de deux décennies. Les défenseurs de la cause animale saluent une décision qu’ils appelaient de leurs vœux, tandis que les professionnels du secteur dénoncent une trahison envers une filière historique.

Selon un récent sondage, une large majorité des résidents new-yorkais seraient hostiles au maintien des calèches, perçues comme anachroniques et contraires au bien-être animal. Les touristes, en revanche, restent attachés à cette attraction emblématique, dont les tarifs peuvent atteindre plusieurs centaines de dollars pour des prestations spéciales. Une divergence de perception qui cristallise les tensions.

L’administration municipale, par la voix de son premier magistrat, a officiellement demandé au conseil municipal d’acter cette interdiction. Une ordonnance a également été signée pour accompagner la transition des salariés et renforcer les contrôles sanitaires et sécuritaires jusqu’à l’éventuelle cessation d’activité. Cette accélération fait suite à plusieurs incidents survenus cet été, dont la mort d’une jument en pleine rue, ayant contribué à médiatiser les risques liés à cette pratique.

La direction de Central Park, pour sa part, a pour la première fois exprimé son opposition aux calèches, invoquant des impératifs de sécurité publique face à une fréquentation record du parc. Une position qui contraste avec le discours des cochers, qui se présentent comme les gardiens d’une tradition remontant au XIXe siècle et dénoncent des motivations économiques derrière cette remise en cause.

Alors qu’un projet de loi dormant depuis 2022 pourrait être réactivé pour acter la fin des calèches en 2026, l’issue du débat reste incertaine. Les précédentes tentatives d’interdiction, sous les mandatures Bloomberg et de Blasio, n’avaient abouti qu’à un encadrement renforcé. Mais le contexte politique et social semble cette fois plus favorable à une issue radicale, dans une métropole de plus en plus soucieuse du bien-être animal et de la sécurité dans ses espaces publics.

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