Économie
Le sort de Brandt se joue au tribunal
Le fabricant historique d’électroménager, placé en redressement judiciaire, attend ce jeudi la décision de justice qui déterminera son avenir, entre un projet de reprise en coopérative salariée et la liquidation.
L’avenir du groupe Brandt, fleuron français de l’électroménager, repose désormais entre les mains de la justice. Le tribunal des affaires économiques de Nanterre doit rendre sa décision ce jeudi, une semaine après l’audience consacrée au dossier. Près de sept cents emplois sont suspendus à ce verdict, qui tranchera entre un plan de reprise sous forme de société coopérative et participative et la mise en liquidation de l’entreprise, placée en redressement judiciaire depuis début octobre.
Le projet de Scop, porté par le fonds Revive et soutenu par une large partie des salariés, constitue l’ultime espoir de sauvegarde. Il permettrait de préserver au moins trois cent soixante-dix postes et les deux sites de production situés en région Centre-Val de Loire, à Orléans et à Vendôme. Cette offre a reçu ces derniers jours un soutien public marqué, du gouvernement aux collectivités territoriales. Le ministre de l’Économie a réaffirmé la volonté de tout mettre en œuvre pour préserver cette entreprise emblématique sur le sol national.
La mobilisation financière est conséquente. L’État s’est engagé à hauteur de cinq millions d’euros, une enveloppe à laquelle pourraient s’ajouter environ sept millions de la région et une contribution équivalente de la métropole d’Orléans. Ces engagements publics, évalués à près de vingt millions d’euros, visent à financer le redémarrage des activités. Reste à convaincre les établissements bancaires de compléter ce montant, une condition essentielle pour démontrer la viabilité du projet aux yeux du tribunal.
La situation des salariés demeure précaire. Les salaires ne seront plus versés après le 15 décembre, et l’activité sur les sites est quasiment à l’arrêt depuis plusieurs semaines. Le gouvernement a assuré qu’un accompagnement serait proposé pour les reconversions en cas de reprise partielle. Au-delà de la marque Brandt, ce sont aussi les enseignes Vedette, Sauter et De Dietrich dont le destin est en jeu, ainsi qu’un centre de service après-vente en Île-de-France.
Propriété du groupe algérien Cevital depuis 2014, l’entreprise, qui réalise un chiffre d’affaires de deux cent soixante millions d’euros, subit les contrecoups d’un marché du gros électroménager en difficulté. Ce secteur, étroitement lié aux cycles de l’immobilier, a enregistré une nouvelle baisse de ses ventes l’an dernier. Le scénario d’une reprise en Scop évoque le précédent de la verrerie Duralex, sauvée sous ce statut en 2024 après une longue période d’incertitude. La décision de justice attendue ce jeudi déterminera si le même scénario est possible pour ce pilier de l’industrie française.
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