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Le Sénat argentin lève les freins à l’exploitation minière près des glaciers

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Le Parlement argentin a franchi une étape décisive en assouplissant la législation environnementale protégeant les zones glaciaires, une réforme portée par le gouvernement Milei pour stimuler les investissements dans le secteur extractif.

Le Sénat argentin a adopté, dans la soirée de jeudi, une révision substantielle de la loi encadrant les activités industrielles à proximité des glaciers. Le texte, approuvé par 40 voix contre 31, vise à accorder davantage de prérogatives aux provinces pour autoriser des projets miniers dans ces écosystèmes sensibles. Cette initiative législative constitue un pilier de la stratégie économique du président Javier Milei, qui entend faire de l’exploitation des ressources minières, notamment le cuivre, le lithium et l’argent, un moteur de croissance et d’exportations.

L’examen du projet a été marqué par des manifestations d’opposition. En matinée, des activistes de Greenpeace ont pénétré brièvement dans l’enceinte du Congrès à Buenos Aires pour exprimer leur désaccord. Après avoir escaladé les grilles du bâtiment, ils ont déployé une banderole adressée aux sénateurs. Les forces de l’ordre sont intervenues pour les interpeller. L’organisation non gouvernementale a par la suite confirmé la libération de tous ses membres.

Les incidents ont également touché la presse. Un cadreur de télévision a été blessé au visage lors d’échanges confus avec la police au moment des interpellations. Une enquête administrative a été diligentée pour évaluer le caractère proportionné de l’intervention des forces de l’ordre.

Pour entrer en vigueur, la réforme doit maintenant obtenir l’aval de la Chambre des députés. Le gouvernement mise sur ce nouveau cadre juridique pour attirer les investissements et développer le potentiel minier national, que les professionnels du secteur estiment capable de tripler le volume des exportations d’ici la fin de la décennie. Les défenseurs de l’environnement dénoncent quant à eux un risque majeur pour la préservation des réserves d’eau douce et des écosystèmes fragiles des zones périglaciaires.

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