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Le récit poignant de Gisèle Pélicot sur la découverte de son calvaire

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Dans un livre à paraître, la victime des viols de Mazan relate l’instant où la réalité des sévissements lui a été révélée, dévoilant un mécanisme d’emprise et d’amnésie.

L’ouvrage « Et la joie de vivre », dont la publication est prévue le 17 février aux Éditions Flammarion, livre le témoignage de Gisèle Pélicot sur son parcours de reconstruction. L’auteure y revient notamment sur le moment précis où elle a pris conscience des violences sexuelles systématiques dont elle a été la cible, des années durant, sans en avoir le souvenir.

L’affaire, jugée à l’automne 2024 devant le tribunal d’Avignon, avait conduit à la condamnation de son ex-mari, Dominique Pélicot, à vingt ans de réclusion criminelle, ainsi que d’une cinquantaine de coaccusés. Ce dernier avait administré à son épouse des substances psychotropes afin de la soumettre à des agressions et de les faire filmer.

Dans des extraits publiés récemment, Gisèle Pélicot décrit la séquence au cours de laquelle les enquêteurs l’ont confrontée aux preuves. Initialement contactée par téléphone à propos de faits présentés comme des filmages clandestins, elle avait cru à un délit isolé. Convoquée au commissariat de Carpentras, elle affirmait encore la bienveillance de son conjoint.

La question d’un officier de police judiciaire sur d’éventuelles pratiques échangistes suscita son indignation. C’est ensuite, face à des photographies et des vidéos, que le déni se fissura. Les images montraient une femme inconsciente, dans des postures qu’elle ne parvenait pas à s’approprier. La révélation du nombre présumé d’agresseurs, plus d’une cinquantaine, marqua un point de rupture.

Son récit évoque également la découverte ultérieure de l’implication de son ex-mari dans des affaires non élucidées remontant aux années 1990. Lire les quatre cents pages du dossier d’instruction, en prévision du procès, constitua une épreuve supplémentaire. Une question posée par son nouveau compagnon, sur la capacité de son corps à endurer de telles violences, résume pour elle l’indicible et la plongée dans une réalité longtemps occultée.

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