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Le procès Sollacaro se poursuit à huis clos après l’éviction du principal suspect

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La cour d’assises des Bouches-du-Rhône a ordonné le huis clos pour protéger un témoin clé, tandis que le présumé commanditaire a été renvoyé pour raisons médicales.

La cour d’assises des Bouches-du-Rhône a prononcé le huis clos pour la suite des débats concernant l’assassinat de l’avocat Antoine Sollacaro. Cette décision intervient après le renvoi pour incapacité médicale de Jacques Santoni, considéré comme le cerveau présumé de ce meurtre survenu en octobre 2012 à Ajaccio. Les magistrats ont estimé que la tenue d’audiences publiques pendant six semaines compromettrait gravement la sécurité de Patrick Giovannoni, premier repenti français dont le témoignage constitue un élément central de l’accusation.

La défense du témoin avait plaidé que l’exposition publique mettrait en péril le dispositif judiciaire visant à briser la loi du silence. Le parquet a soutenu cette requête, soulignant qu’identifier le collaborateur de justice pourrait décourager de futures coopérations. En revanche, les avocats de la défense et des parties civiles s’opposaient à cette mesure, arguant de l’absence de menaces documentées et de la nécessité d’une justice transparente.

L’instruction s’est principalement appuyée sur les déclarations de Patrick Giovannoni, présenté comme le gestionnaire de l’arsenal du gang du Petit Bar. Selon ses dires, Jacques Santoni se serait attribué la responsabilité du meurtre en affirmant « C’est nous qui avons tapé ». L’absence d’arme du crime et de traces ADN confère un poids particulier à ces témoignages.

Concernant Jacques Santoni, tétraplégique depuis 2003, la cour a suivi une expertise médicale concluant à son incapacité à comparaître. L’accusation et les parties civiles contestaient cette décision, évoquant la possibilité d’aménagements et dénonçant une stratégie d’évitement. Le présumé commanditaire, bien que condamné à treize ans de prison pour blanchiment en juin dernier, n’est pas incarcéré et n’a comparu à aucun de ses derniers procès.

Antoine Sollacaro, ancien bâtonnier d’Ajaccio et défenseur de figures comme Yvan Colonna, a été abattu de cinq balles dans la tête alors qu’il achetait son journal dans une station-service. Un troisième accusé, Mickaël Ettori, considéré comme un proche lieutenant de Jacques Santoni et en fuite depuis 2020, sera jugé par défaut durant ce procès où tous les prévenus contestent les faits qui leur sont reprochés.

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