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Faits Divers

Le procès d’une dissimulation mortelle

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_**Une mère et sa fille comparaissent à Dijon pour avoir caché des nouveau-nés jumeaux dans un sac, après un accouchement clandestin. Une seule enfant a survécu.**_

Le tribunal correctionnel de Dijon examine cette semaine une affaire dont les circonstances ont profondément marqué les enquêteurs. Une femme de 26 ans et sa mère, âgée de 44 ans, sont jugées pour des faits remontant à la fin du mois de mai 2020. Elles sont accusées d’avoir, après un accouchement survenu à domicile, enveloppé deux nourrissons prématurés dans des vêtements avant de les dissimuler dans un sac. L’une des petites filles n’a pas survécu.

Lors de l’ouverture des débats, la plus jeune des prévenues a décrit un accouchement solitaire et douloureux. Elle a affirmé avoir immédiatement contacté sa mère, qui l’aurait incitée à étouffer les sons émis par les bébés en augmentant le volume de la télévision. Selon ses déclarations, c’est également sur les conseils de sa mère que les nouveau-nés auraient été placés dans un sac, dans le but de les soustraire à la connaissance du compagnon de cette dernière. La prévenue plus âgée a, de son côté, fermement rejeté cette version des faits.

L’intervention des secours, alertés pour des saignements importants, a permis la découverte. À leur arrivée, la jeune femme a indiqué aux ambulanciers la présence d’un sac dissimulé derrière un meuble, sans en préciser la teneur. À l’intérieur, les soignants ont trouvé les deux enfants. L’autopsie a ultérieurement établi qu’elles étaient toutes deux vivantes à la naissance.

L’instruction a mis en lumière un contexte familial marqué par une forme de rigidité. La jeune mère, abandonnée par le père des enfants et engagée dans une nouvelle relation, aurait vécu sa grossesse dans le secret, par crainte de compromettre sa situation. L’expertise psychiatrique évoque une certaine immaturité, ainsi que la pression d’un environnement religieux perçu comme interdisant toute évocation d’une grossesse hors mariage.

La défense de l’accusée principale plaide l’acquittement, invoquant un état de détresse et de panique absolue au moment des faits. À l’inverse, la partie civile, représentant l’enfant survivante, soutient que la manière dont les nourrissons ont été empaquetés dénote une volonté délibérée de les faire disparaître. Les deux femmes encourent la peine maximale. Le verdict est attendu en fin de semaine.

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