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Le procès d’une attaque mortelle s’ouvre à Paris
Plus de cinq ans après les faits, la cour d’assises spéciale examine le cas d’un réfugié soudanais accusé d’homicides et de tentatives d’assassinats à caractère terroriste.
L’audience s’est ouverte ce lundi devant la juridiction criminelle spécialement composée de Paris, où comparaît un ressortissant soudanais. L’homme est poursuivi pour des violences survenues en avril 2020 dans le centre-ville de Romans-sur-Isère, qui avaient entraîné la mort de deux personnes et causé des blessures à cinq autres. La procédure judiciaire doit se poursuivre jusqu’au 7 novembre.
Interrogé sur sa reconnaissance des faits, l’accusé a déclaré ne pas avoir conservé de souvenir des événements. Par l’intermédiaire d’un traducteur, il a précisé n’être en mesure ni de confirmer ni d’infirmer les charges retenues contre lui, affirmant avoir agi sans conscience de ses actes.
La matinée du 4 avril 2020 avait été marquée par une série d’attaques à l’arme blanche. Les victimes, un client de boucherie de 54 ans et un commerçant de 43 ans, avaient perdu la vie. Selon plusieurs témoignages recueillis lors de l’enquête, l’auteur des faits était demeuré silencieux pendant son action, le regard vide et l’attitude étrangement calme.
L’examen de l’état mental de l’intéressé au moment des événements constitue un élément central du procès. Trois expertises psychiatriques successives ont abouti à des conclusions divergentes. La première, réalisée en 2020, évoquait une altération du discernement. La seconde, deux ans plus tard, concluait à son abolition totale, ce qui aurait dû entraîner une déclaration d’irresponsabilité pénale. Une troisième analyse a finalement retenu l’altération partielle, permettant le renvoi devant la cour d’assises.
Les juges d’instruction ont estimé dans leur ordonnance que des facteurs contextuels – isolement, déracinement et début du premier confinement – avaient pu contribuer au passage à l’acte. Ils ont également relevé la présence, sur le téléphone portable de l’intéressé, de documents évoquant une radicalisation idéologique, ainsi que des publications justifiant son geste la veille des faits.
Diplômé en droit dans son pays d’origine, l’accusé avait obtenu le statut de réfugié en France en 2017. Les investigations n’ont pas établi son appartenance à une organisation terroriste, mais ont mis en lumière son isolement social et les difficultés d’adaptation rencontrées depuis son arrivée en Europe. La cour a annoncé que les experts psychiatres seraient entendus conjointement le 5 novembre, afin d’éclairer les contradictions entre leurs rapports respectifs.
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