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Le procès de l’assassinat de Samuel Paty, un accusé face aux contradictions

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_**Au cinquième jour des débats en appel, Abdelhakim Sefrioui, condamné pour avoir alimenté la campagne de dénigrement contre l’enseignant, rejette les accusations de radicalité, en contradiction avec le témoignage accablant de sa propre fille.**_

L’audience s’est concentrée sur la personnalité de l’homme de 66 ans, condamné en première instance à quinze ans de réclusion criminelle. Il est poursuivi pour avoir conçu et diffusé des vidéos virulentes à l’encontre du professeur d’histoire, reprenant des accusations portées par une élève. Quelques jours après la publication de ces contenus sur les réseaux sociaux, Samuel Paty était assassiné devant son établissement scolaire à Conflans-Sainte-Honorine.

Face à la cour, Abdelhakim Sefrioui a fermement contesté le portrait dressé la veille par sa fille aînée, entendue à huis clos. Celle-ci avait décrit un père autoritaire, imposant le port du voile à un âge précoce et exerçant des violences, qualifiant son foyer de « gourou d’une secte ». L’accusé a rétorqué que ces déclarations se situaient « aux antipodes » du regard porté sur lui par son entourage.

L’examen de son parcours a révélé un profil complexe. Arrivé en France dans les années 1980 pour ses études, il a obtenu un diplôme universitaire au Mans avant d’enseigner comme maître auxiliaire. Il a ensuite ouvert une librairie à Paris en 1998, un commerce décrit par les enquêteurs comme un lieu de diffusion d’ouvrages liés à l’islam radical, ce qu’il nuance en évoquant une offre généraliste de littérature et de culture arabes.

Les interrogations ont également porté sur sa vie familiale. Il a nié avoir empêché son épouse, convertie à l’islam, de reprendre son métier d’enseignante après la naissance de leurs enfants. Il a toutefois justifié la décision de les retirer du système scolaire classique, invoquant la crainte d’influences néfastes au sein de l’école. Son engagement associatif, notamment dans la gestion de lieux de culte, a aussi été scruté, bien qu’il affirme n’avoir jamais exercé de fonction d’imam.

L’atmosphère dans la salle d’audience du palais de justice de Paris reste tendue, marquée par de vifs échanges entre les parties. Les débats se poursuivent sans la présence de plusieurs personnalités initialement citées à comparaître.

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