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Culture

Le prix de l’idéal

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_**Dans sa nouvelle série, Ryan Murphy explore les dérives de l’obsession esthétique à travers une enquête policière glaçante, portée par un casting prestigieux.**_

L’ultime création de Ryan Murphy, intitulée « The Beauty », pose une interrogation troublante sur les sacrifices consentis pour atteindre un idéal physique. Cette fiction, disponible sur Disney+, suit deux agents fédéraux, interprétés notamment par Evan Peters, sur la piste de morts suspectes dans le milieu du mannequinat. Leur filiale les conduit vers un entrepreneur sans scrupules, incarné par Ashton Kutcher, qui a bâti un empire sur la promesse d’une transformation corporelle radicale.

Lors d’une avant-première à New York, l’acteur a évoqué avec ironie son personnage, se présentant comme un pourvoyeur de jeunesse éternelle aux méthodes pour le moins discutables. Le scénario, inspiré de romans graphiques, s’inscrit dans la continuité des réflexions du producteur sur les excès de notre époque. Il avait précédemment décrit le projet comme une critique de ce qu’il nomme « la culture Ozempic », cette quête de solutions immédiates pour modifier son apparence.

Le récit mêle habilement les codes du thriller à une satire sociale acerbe, sans jamais céder au sensationnalisme gratuit. L’univers visuel, quoique parfois brutal, sert une narration sur les compromis et les vanités. Jeremy Pope, l’un des interprètes, a salué la liberté offerte par ce cadre narratif audacieux, permettant aux acteurs de se surpasser dans des séquences physiquement et émotionnellement exigeantes.

La distribution réunit des figures établies et des visages inattendus. Aux côtés de Rebecca Hall et d’Isabella Rossellini, le mannequin Bella Hadid confirme son évolution vers le jeu dramatique. Sa présence, tout comme celle d’autres invités de marque, enrichit la texture d’une série qui interroge en profondeur les mécanismes de l’industrie de la beauté. Cette réflexion rejoint d’ailleurs celle portée au cinéma l’an dernier par des œuvres explorant des thèmes similaires, témoignant d’un questionnement culturel plus large.

Avec « The Beauty », Ryan Murphy propose une œuvre polymorphe, à la fois divertissante et profondément réflexive. Elle confirme son aptitude à saisir l’air du temps pour en tirer des fictions aussi captivantes que pertinentes.

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