Société
Le premier débat municipal lyonnais tourne à l’épreuve pour Jean-Michel Aulas
Le candidat favori, soutenu par la majorité présidentielle, a été vivement contesté sur plusieurs fronts lors d’une joute télévisée, peinant à contenir les attaques sur ses propositions, ses alliances et son passé.
L’ancien président de l’Olympique lyonnais a connu une entrée en matière difficile dans la campagne pour l’Hôtel de Ville. Lors de cette première confrontation diffusée en direct, il a dû faire face à une série d’accusations et de mises en cause qui ont mis en lumière les fragilités de sa posture. La formule d’Alexandre Dupalais, candidat du Rassemblement national, résumant Lyon comme un trophée supplémentaire, a particulièrement marqué les esprits.
Les critiques ont fusé sur le fond comme sur la forme. Sa proposition phare de gratuité des transports en commun a été qualifiée de promesse irréaliste par ses adversaires, qui y ont vu les marques d’un néophyte en politique. Le maire sortant écologiste, Grégory Doucet, a pour sa part exprimé son profond malaise concernant l’hommage demandé par M. Aulas à la mémoire de Quentin Deranque. Il a dénoncé une instrumentalisation de la douleur des proches, incompatible selon lui avec le respect dû aux familles et aux institutions.
L’exercice s’est révélé tout aussi périlleux lorsque le débat a porté sur la gestion des personnes étrangères. Le candidat a successivement affirmé son opposition à une régularisation générale, tout en enjoignant la préfecture d’accélérer les procédures individuelles, créant une impression de flou. Interrogé sur son soutien affiché au chef de l’État, il a tenté de plaider pour une logique de rassemblement et de complémentarité, arguant que certains aspects du programme de 2017 conservaient une pertinence.
L’un des moments les plus tendus a concerné les liens supposés avec des mouvements ultras. Interpellé sur la présence d’éléments violents au sein du public du club lyonnais, Jean-Michel Aulas a rejeté ces allégations, assurant avoir toujours œuvré pour maintenir l’ordre. Ces déclarations ont été immédiatement contredites par l’élue écologiste Marie-Charlotte Garin, qui a diffusé sur les réseaux sociaux des images le montrant, selon elle, en compagnie de membres d’un groupe de supporters d’extrême droite. Cette séquence a contribué à installer un climat de défiance persistant tout au long des échanges.
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