Monde
Le PKK entame un retrait historique de ses combattants de Turquie
Le mouvement kurde annonce le transfert de ses forces vers le nord de l’Irak et exhorte Ankara à accélérer les réformes juridiques pour consolider le processus de paix.
Le Parti des Travailleurs du Kurdistan a proclamé ce dimanche le retrait intégral de ses combattants du territoire turc vers les régions septentrionales de l’Irak. L’organisation a simultanément pressé le gouvernement turc d’adopter dans les plus brefs délais les dispositions légales indispensables à la préservation du dialogue engagé il y a douze mois. Cette annonce a été rendue publique au cours d’une cérémonie organisée dans le Kurdistan irakien, où des combattants ont symboliquement déposé les armes.
Une photographie diffusée par le mouvement atteste de la présence de vingt-cinq de ses membres, parmi lesquels huit femmes, désormais établis en Irak après avoir quitté la Turquie. Cette évolution s’inscrit dans le sillage des pourparlers indirects ouverts en octobre 2024, qui ont conduit le PKK à proclamer sa dissolution en mai dernier. Cette décision fait suite à l’appel lancé par son chef historique, Abdullah Öcalan, après plus de quarante années de confrontation armée avec l’État turc.
Le conflit a engendré des pertes humaines et matérielles considérables selon les autorités d’Ankara, qui évaluent à plusieurs milliers le nombre de militaires tués et à plusieurs milliards de dollars le préjudice économique. Le PKK, dont le dirigeant est incarcéré depuis 1999, a réitéré son exigence de mesures législatives garantissant l’avenir du processus de paix et facilitant la réinsertion politique de ses militants. L’organisation souligne la nécessité de cadres juridiques permettant une participation pleine et entière à la vie démocratique.
Cette nouvelle orientation stratégique s’aligne sur la vision exposée par M. Öcalan dans son « appel à la paix » du mois de février, plaidant pour la défense des droits de la communauté kurde par des voies exclusivement politiques. Détenu sur l’île d’Imrali, le leader historique a été autorisé en septembre à s’entretenir avec ses conseils juridiques, une première depuis six ans. Parallèlement, une commission parlementaire turque travaille depuis août à l’élaboration d’un cadre légal destiné à accompagner la résolution du conflit.
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