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Le Pentagone affirme que les frappes contre les trafiquants en mer ne font que commencer

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_**Le secrétaire à la Défense américain a défendu la politique de son administration, tout en cherchant à se distancier d’un incident controversé ayant coûté la vie à des survivants d’une première attaque.**_

Le chef du Pentagone a réaffirmé mardi la détermination des États-Unis à poursuivre leurs opérations militaires contre les réseaux de narcotrafic en mer. Intervenant devant la presse, il a indiqué que ces actions, qui suscitent des interrogations sur leur légalité, n’en étaient qu’à leurs prémices. Selon lui, une brève accalmie observée récemment s’expliquerait simplement par la difficulté à localiser de nouvelles cibles.

Cette déclaration intervient dans un contexte de vives critiques, notamment après la révélation par un grand quotidien américain qu’une embarcation, déjà touchée lors d’une frappe initiale, avait fait l’objet d’une seconde attaque ayant tué des naufragés. Le ministère de la Défense et la Maison Blanche, après avoir dans un premier temps nié les faits, ont finalement reconnu cette double intervention. Ils en ont toutefois imputé la responsabilité directe à l’officier commandant sur zone, tout en maintenant que la décision de neutraliser complètement le navire était justifiée pour éliminer une menace persistante.

L’autorité militaire a pour sa part évoqué le « brouillard de la guerre » pour expliquer la complexité des prises de décision en opérations. Le secrétaire à la Défense a précisé n’avoir été témoin que de la première frappe et ne pas avoir participé à l’ordre de la seconde, soulignant la charge de travail qui l’avait conduit à quitter les lieux.

Depuis plusieurs mois, Washington a considérablement accru sa présence navale dans la région caraïbe, justifiée par la lutte contre le trafic de stupéfiants. Le Venezuela est particulièrement visé par ces accusations. Les frappes menées depuis le début de l’automne auraient touché plus d’une vingtaine de navires et fait plusieurs dizaines de victimes, sans que des preuves publiques de leur implication dans des activités illicites n’aient été fournies.

Cette opacité alimente les contestations. Si le département de la Justice américaine soutient la légalité de ces actions, des instances internationales, dont le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, ont exprimé de sérieuses réserves, évoquant des éléments laissant penser à des exécutions sommaires.

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