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Le parquet de Paris ouvre une enquête pour injures racistes après des propos sur CNews

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Des déclarations tenues à l’antenne de la chaîne d’information au sujet du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, ont conduit à l’ouverture d’une procédure judiciaire. Le préfet de Seine-Saint-Denis s’est constitué partie civile.

Le parquet de Paris a confirmé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour injure publique à caractère raciste. Cette décision fait suite au dépôt d’une plainte par l’édile de Saint-Denis, Bally Bagayoko, visant des séquences diffusées fin mars sur la chaîne CNews. Le préfet du département a également engagé une action en justice dans ce dossier.

Les propos litigieux ont été tenus lors de l’émission « 100% politique » les 27 et 28 mars dernier, consacrée aux débuts du mandat du nouveau maire. Un intervenant, le psychologue Jean Doridot, a évoqué, en réponse à une question de l’animateur, des notions de « tribu » et de « chef » pour analyser l’installation de l’autorité municipale. Le lendemain, le philosophe Michel Onfray a employé l’expression « mâle dominant » à propos de l’élu, suscitant une nouvelle vague de critiques.

La direction de CNews a fermement rejeté toute accusation de racisme, estimant que les déclarations de Jean Doridot avaient été déformées sur les réseaux sociaux. Michel Onfray a quant à lui dénoncé sur la plateforme X un « faux procès ». Plusieurs personnalités politiques et associations ont toutefois saisi le régulateur de l’audiovisuel, l’Arcom, qui a annoncé examiner les séquences signalées.

Le gouvernement s’est également saisi de l’affaire. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié les propos de « ignobles » et « absolument inacceptables ». Son homologue des Armées, Sébastien Lecornu, a appelé à combattre « la banalisation du mal et du racisme », invitant le préfet à se porter partie civile.

De son côté, Bally Bagayoko a appelé à un rassemblement ce samedi devant la mairie de Saint-Denis. Il a qualifié CNews de « chaîne raciste » et demandé à l’Arcom d’être « beaucoup plus sévère », allant jusqu’à suggérer un retrait de ses autorisations d’émettre. Une seconde enquête a par ailleurs été ouverte pour cyberharcèlement, le parquet ayant constaté une multiplication de commentaires ciblant l’élu en raison de la couleur de sa peau sur les réseaux sociaux.

Élu au premier tour en mars avec plus de 50% des voix, Bally Bagayoko avait déjà été la cible de campagnes de haine en ligne peu après sa victoire.

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