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Le multilatéralisme climatique face à une épreuve historique

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Dans un contexte géopolitique tendu, le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques a lancé un appel à l’unité, mettant en garde contre les forces qui sapent les fondements de la coopération internationale.

Le responsable onusien a prononcé ces mots en Turquie, pays hôte de la prochaine conférence mondiale sur le climat prévue en novembre. Il a décrit un environnement international marqué par ce qu’il a qualifié de « nouveau désordre mondial », où les tensions géostratégiques et les conflits commerciaux fragilisent les efforts collectifs. Tout en reconnaissant les avancées concrètes de la dernière décennie en matière de lutte contre le dérèglement climatique, il a souligné que ces progrès étaient désormais confrontés à une menace inédite.

Cette menace, selon lui, émane d’acteurs déterminés à contester les consensus scientifiques et économiques, et à promouvoir une dépendance accrue aux énergies fossiles. Sans citer nommément aucun État, son discours intervient dans un moment de remise en cause de plusieurs engagements internationaux. Les observateurs notent un revirement significatif de la politique environnementale des États-Unis, le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, qui s’est retiré de l’accord de Paris et s’apprête à abroger des réglementations clés sur les émissions.

Face à cette situation, l’appel lancé est à un sursaut de la coopération. Il a plaidé pour un renforcement des alliances entre gouvernements, entreprises, investisseurs et société civile, sur le modèle d’initiatives observées lors de la précédente conférence climat. La sécurité, a-t-il argué, ne saurait se limiter aux seules questions militaires ou commerciales. Pour tout dirigeant, l’action climatique doit constituer une priorité absolue, les impacts du réchauffement affectant déjà profondément les populations et les économies.

Le ministre turc de l’Environnement, présent à ses côtés, a pour sa part affirmé qu’aucun recul dans l’action climatique mondiale n’était acceptable. Son pays, qui présidera les prochaines négociations, a promis de dévoiler un agenda plus détaillé au cours du printemps. La porte reste officiellement ouverte à un retour de tous les signataires dans le cadre des accords internationaux, mais la fenêtre d’action se réduit à mesure que les records de température planétaire se succèdent.

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