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Le ministre serbe de la Culture face à la justice pour un projet immobilier controversé

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_**L’ouverture du procès pour abus de pouvoir, lié à un projet porté par le gendre de Donald Trump, a provoqué des manifestations devant le tribunal spécial de Belgrade.**_

Le procès du ministre serbe de la Culture, Nikola Selaković, et de trois autres prévenus s’est ouvert ce mercredi. Ils sont poursuivis pour abus de pouvoir et falsification d’un document officiel dans le cadre d’un vaste projet immobilier. L’affaire concerne la révision du statut patrimonial d’un site destiné à accueillir un complexe hôtelier de luxe, un projet associé à l’homme d’affaires américain Jared Kushner.

À leur arrivée au tribunal spécialisé dans la criminalité organisée, les accusés ont été accueillis par des manifestants hostiles. Le ministre, qui a renoncé à son immunité pour permettre la tenue des débats, a plaidé non coupable, affirmant ne pas comprendre les charges retenues contre lui. Ses coaccusés ont adopté la même ligne de défense.

Le dossier porte sur la décision administrative de retirer la protection patrimoniale à l’ancien état-major de l’armée yougoslave, un ensemble architectural brutaliste situé au centre de Belgrade. Ce bâtiment, bombardé par l’OTAN en 1999, est un symbole historique sensible dans le pays. La levée de sa protection avait ouvert la voie à un accord de bail emphytéotique de 99 ans signé en 2024 entre l’État serbe et la société Affinity Partners de Jared Kushner, pour y construire un hôtel.

Le parquet anti-corruption estime que cette décision s’appuyait sur un document falsifié. Sous la pression de vives critiques publiques et de manifestations, notamment étudiantes, le projet a été suspendu au printemps dernier, avant que l’investisseur américain ne se retire temporairement, invoquant la nécessité d’une unité nationale.

Cette procédure judiciaire, la première visant un ministre en exercice depuis des décennies, intervient dans un contexte politique tendu. Elle alimente les débats sur la gestion du patrimoine et les pratiques gouvernementales, tandis que l’exécutif a régulièrement critiqué l’action du parquet dans cette affaire comme dans d’autres dossiers sensibles.

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