Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Le ministre du Travail cible les sociétés fictives au cœur de la fraude aux cotisations

Article

le

Le gouvernement entend renforcer la lutte contre les entreprises frauduleuses, dont les pratiques illégales grèvent les finances publiques de plusieurs milliards d’euros chaque année.

Le ministre du Travail a récemment exposé sa volonté de concentrer les efforts de contrôle sur un phénomène précis, la fraude aux cotisations sociales perpétrée par certaines sociétés. Il a souligné que l’essentiel du préjudice financier, évalué entre six et huit milliards d’euros annuels, ne proviendrait pas des particuliers mais d’un nombre restreint d’entreprises aux pratiques douteuses.

Ces structures, parfois créées de manière éphémère, recourent à divers procédés illicites tels que le travail dissimulé ou la sous-déclaration des rémunérations pour se soustraire à leurs obligations. Ces manœuvres privent les systèmes de protection sociale de ressources essentielles et portent directement atteinte aux droits des salariés concernés, notamment en matière de retraite.

Au-delà de l’impact sur les finances publiques, cette fraude fausse également les conditions de la concurrence. Elle crée une distorsion déloyale entre les entreprises qui respectent scrupuleusement leurs contributions et celles qui les éludent. Cette inégalité de traitement est dénoncée comme particulièrement préjudiciable à l’équilibre du marché.

Dans ce contexte, l’exécutif prépare un renforcement des dispositifs de vérification. L’objectif affiché est de cibler plus efficacement ces abus pour mieux les réprimer. Cette orientation marque une priorisation de la lutte contre la fraude organisée au détriment des cotisations sociales, présentée comme une action nécessaire pour préserver l’intégrité du système.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus