Nous rejoindre sur les réseaux

Faits Divers

Le meurtre de Mehdi Kessaci marque un tournant dans les méthodes des réseaux criminels marseillais

Article

le

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a qualifié cet assassinat de « crime d’intimidation », une forme d’action inédite destinée à faire taire les opposants au trafic de stupéfiants.

La réunion d’urgence organisée mardi à l’Élysée a permis au gouvernement de préciser sa position face à l’évolution des pratiques criminelles observées à Marseille. Le ministre de l’Intérieur a souligné que l’homicide de Mehdi Kessaci, frère du militant écologiste Amine Kessaci, ne relevait pas des règlements de comptes habituels. Il s’agirait plutôt d’un acte prémédité visant à intimider les personnes luttant contre le narcotrafic.

Les enquêteurs privilégient désormais la piste d’un meurtre à caractère dissuasif, une hypothèse que les déclarations officielles viennent conforter. Laurent Nuñez a repris les termes du parquet de Marseille en évoquant un « point de bascule » dans les méthodes employées par les organisations mafieuses locales. Le ministre a insisté sur le caractère exceptionnel de cette affaire, qualifiant le crime de préparation minutieuse et sans précédent.

Le président de la République a participé à cette réunion de crise, aux côtés du procureur de Marseille. Il a appelé à intensifier la lutte contre les trafics de drogue et annoncé sa venue dans la ville vers la mi-décembre. Une délégation ministérielle, comprenant les responsables de l’Intérieur et de la Justice, se rendra sur place jeudi pour rencontrer les acteurs engagés dans ce combat.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus