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Le maître de Curtis reconnaît la responsabilité de son chien dans la mort d’Elisa Pilarski

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Après des années de doute et de procédure, Christophe Ellul a finalement admis, devant le tribunal de Soissons, que son animal était bien à l’origine des morsures fatales. Cette déclaration marque un tournant dans ce procès pour homicide involontaire.

Lors de la seconde journée d’audience, l’accusé a concédé que les éléments présentés par la présidente de la cour ne laissaient guère de place au doute. Les caractéristiques des blessures relevées sur le corps de la victime correspondaient, selon les expertises, à la dentition de son propre chien, un pitbull nommé Curtis. Jusqu’alors, M. Ellul maintenait l’hypothèse d’une implication des chiens d’une chasse à courre qui se déroulait ce jour-là dans la forêt de Retz.

La magistrate a rappelé plusieurs épisodes ultérieurs d’agressivité de l’animal, notamment une morsure infligée à son propriétaire lui-même deux jours après le drame, puis une attaque contre une bénévole d’un refuge. Elle a souligné la responsabilité qui incombe à tout propriétaire de se prémunir contre le comportement potentiellement imprévisible d’un animal.

Cette reconnaissance intervient après une intervention poignante de l’oncle de la défunte. Ce dernier a évoqué l’appel téléphonique de sa nièce, quelques instants avant sa disparition, suppliant l’accusé de se souvenir des détails de cet ultime échange. Elisa Pilarski, alors enceinte de six mois, était partie promener seule le chien, une race interdite sur le territoire français et importée illégalement.

L’avocat des parties civiles, représentant la famille de la victime, a exprimé l’espoir que cette admission conduise à une pleine reconnaissance des faits comme accidentels. Pour sa part, le conseil de la défense a pointé la difficulté pour son client de supporter seul le poids des interrogations, en l’absence d’audition d’experts ou de témoins directs lors du procès.

L’audience s’est poursuivie sur une note d’épuisement de la part de l’accusé, visiblement accablé par le déroulement des débats. L’animal, quant à lui, demeure placé dans un chenil du sud de la France, dans l’attente du verdict attendu jeudi.

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