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Faits Divers

Le maire de Saint-Étienne confronté à l’enregistrement compromettant de ses menaces

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_**L’édile, jugé pour chantage à la vidéo intime, a dû s’expliquer devant le tribunal correctionnel de Lyon sur des propos enregistrés à son insu, tandis que la question du financement public présumé de l’opération a également été abordée.**_

Mercredi, Gaël Perdriau a été confronté à la reproduction sonore d’un échange datant de novembre 2017. Sur cet enregistrement, le maire de Saint-Étienne déclare à son premier adjoint de l’époque, Gilles Artigues, qu’une fois une vidéo diffusée sur les réseaux, « ce n’est plus du chantage ». Il y évoque également la remise d’une clé USB contenant des images le mettant en cause. Face à ce document, l’élu a tenté de minimiser la portée de ses paroles, affirmant avoir « bluffé » dans le cadre d’un rapport de force et que ses mots avaient « dépassé sa pensée ».

L’homme de 53 ans, aujourd’hui exclu de son parti, reconnaît une « menace » mais réfute catégoriquement le qualificatif de chantage, soutenant qu’aucune contrepartie n’a été exigée. Il maintient n’avoir eu qu’une connaissance tardive de l’existence d’une vidéo montrant M. Artigues dans une situation intime, réalisée en 2015 par des proches. Gilles Artigues, lui, estime avoir dû renoncer à ses ambitions politiques sous la pression de cette affaire.

Les débats se sont ensuite portés sur l’attribution de deux subventions municipales de 20 000 euros chacune, versées en 2014 et 2015 à des associations ayant ultérieurement rétrocédé les fonds à Gilles Rossary-Lenglet, identifié comme l’auteur principal de la vidéo. La présidente de la cour a souligné le caractère exceptionnel du montant et la procédure dérogatoire employée, suscitant de longues explications de l’édile sur la gestion budgétaire communale. L’avocat des parties civiles a qualifié la démonstration de « numéro d’équilibriste ».

Le procès, qui s’achèvera lundi, expose Gaël Perdriau à une peine pouvant atteindre dix ans d’emprisonnement et une interdiction d’exercer un mandat électif. Le délibéré du jugement interviendra à une date ultérieure.

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